Beloeil

Un CLSC de rêve

Première publication 13 février 2011 à 19h40
Un CLSC de rêve
Crédit photo : TVA Nouvelles
Le Dr Jocelyn Lavigne, pédiatre, quitte l'hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe pour le CLSC 8 jours par mois.
TVA Nouvelles

Obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste cause de nombreux maux de tête aux Québécois en raison de l'engorgement du réseau de santé. Or, un CLSC situé à Beloeil, en Montérégie, pense avoir trouvé une solution simple et unique au Québec pour régler le problème.

L'hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe couvre un immense territoire desservant 200 000 personnes. Auparavant, tous les patients devaient attendre à la clinique externe et aux urgences pour voir un médecin de famille ou un spécialiste. Désormais, une bonne partie de la population de la Vallée-du-Richelieu fuit l'hôpital et se rend au CLSC des Patriotes de Beloeil.

Il est plutôt facile d'obtenir un rendez-vous avec un des 12 spécialistes au CLSC de Beloeil. La clientèle se présente à l'accueil et n'attend que quelques minutes.

Cette facilité d'accès aux services fait toute une différence dans la vie de René Tousignant. Ce résidant de Beloeil n'a plus à parcourir les 30 kilomètres le séparant de l'hôpital. Il peut rencontrer son cardiologue près de chez lui et subir ses examens grâce à l'équipement acheté par la Fondation du CLSC.

Selon le Dr Karl Blackburn, cardiologue au CLSC des Patriotes, les aînés bénéficient particulièrement de cette nouvelle stratégie. «L'avantage est beaucoup plus pour le patient, surtout qu'il y a une grosse population de patients âgés ici, à mobilité réduite», explique-t-il.

Cette solution permet donc de désencombrer les urgences des hôpitaux, précise Dre Diane Poirier, directrice des affaires médicales de la clinique. «Si on regarde la dernière année, on a eu environ 7000 consultations. Les gens viennent moins à l'hôpital, séjournent moins à l'hôpital, consultent moins à la salle d'urgence, il y a moins d'encombrement...»

Un patient rencontré par TVA Nouvelles, Gilles Paiement, a confié n'avoir attendu que trois semaines avant d'obtenir un premier rendez-vous avec un otorhino-laryngologiste. Le délai d'attente était encore moindre pour son deuxième rendez-vous, soit environ deux semaines.

Complicité

Le succès de cette unique façon de desservir la clientèle repose sur la complicité qui existe entre les omnipraticiens et les autres spécialistes, croit Dr Jocelyn Lavigne, un pédiatre qui quitte l'hôpital pour le CLSC 8 jours par mois.

«Ce qui m'est déjà arrivé, c'est de voir un jeune avec une condition dermatologique X, puis de dire aux parents: 'Écoutez, là, le docteur Durand, qui est dermatologue, est à côté. Peut-être que je vais lui quêter une visite rapide. 'Je cogne à la porte, le petit va à la porte à côté. Alors, ça, ça se fait, là», raconte-t-il.

Selon la Fédération des médecins spécialistes, le Québec compte environ 8000 médecins spécialistes, mais enregistre une pénurie d'environ 800 médecins.

Les médecins de famille sont quant à eux au nombre de 10 000 dans la province. La Fédération des médecins omnipraticiens rapporte un déficit d'environ 1075 médecins de famille.

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.