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La Ville de Montréal-Est a pris une décision qui suscite de nombreuses réactions auprès de ses citoyens. L'administration a décidé, cet été, d'installer huit pots de fleurs de plastique dans les rues plutôt que les traditionnels arrangements floraux naturels.
Les avis sont partagés: certains résidants disent que c'est «inacceptable», d'autres en sont bien heureux alors que quelques-uns ne voient tout simplement pas la différence.
De son côté, la Ville se défend notamment en parlant d'économies à prévoir. «On a constaté qu'on peut sauver jusqu'à 35 000$ par année en faisant cette approche-là. Pas besoin d'entretien, pas besoin de main-d'œuvre. On a besoin de les arroser une fois par semaine dans le but de les garder propres», explique le maire, Robert Coutu.
L'opposition est scandalisée par cette décision. La conseillère Sylvie Dauphinais soulève notamment le caractère peu écologique de ces fleurs. «Je ne les aime pas du tout. Deuxièmement, ça prend 100 ans avant qu'elles s'éliminent dans un site d'enfouissement. C'est impensable de penser mettre ça dans notre ville fleurie!»
Pour l'instant, l'administration ne semble pas vouloir étendre l'expérience à l'ensemble de son territoire. «Il ne faut pas s'en faire avec les fleurs. On les garde au naturel sur tout le territoire. Ce qu'on fait en ce moment, c'est un test. On a installé huit pots de fleurs en plastique qui rendent hommage à notre industrie pétrochimique», ajoute le maire Coutu.
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