Ontario

Course contra la montre pour freiner une nouvelle infection mortelle

Première publication 6 juillet 2012 à 17h06
Course contra la montre pour freiner une nouvelle infection mortelle
Les chercheurs tentent de mettre au point un vaccin pour prévenir la propagation de cette infection.
Par Ted Rath | Agence QMI

Une infection d'origine bactérienne a donné naissance à une nouvelle souche mortelle, qui affecte principalement les Premières nations. Les chercheurs tentent de développer un vaccin avant qu'elle ne prenne les proportions d'une épidémie.

L'Haemophilus influenzae de type b a été la cause de nombreux décès au cours du siècle dernier, mais cette souche de la bactérie avait pratiquement été éradiquée dans les années 1990 grâce aux programmes de vaccination.

Toutefois, en 2006, le Dr Marina Ulanova de l'École de médecine du Nord de l'Ontario à l'Université Lakehead à Thunder Bay, a remarqué qu'un rare, mais mortel cousin de l'infection, une souche de type A, avait commencé à frapper, en particulier les membres des Premières nations. La chercheuse et son équipe tentent désormais de comprendre pourquoi, afin de pouvoir créer un vaccin.

Une possible explication de cette forte incidence est que la population pourrait ne pas avoir suffisamment d'immunité naturelle contre ce type de bactéries. Toutefois, selon le Dr Eli Nix, il est probable qu'il s'agirait plutôt d'une conséquence des conditions de vie désastreuses dans certaines communautés autochtones.

Par exemple, 117 des 643 collectivités des Premières nations au Canada doivent actuellement faire bouillir leur eau. De plus, en raison des prix élevés des denrées alimentaires dans ces communautés, les membres des Premières nations ont tendance à acheter de la nourriture riche en calories, mais pauvre sur le plan nutritif, parce qu'elle est généralement moins chère. Résultat : les taux de diabète sont beaucoup plus élevés dans les collectivités autochtones qu'ailleurs, et il est possible que leur système immunitaire soit également affecté.

«Tous ces éléments ont certainement un impact sur le système immunitaire. C'est l'une des explications les plus logiques», a indiqué Le Dr Nix. C'est pourquoi le développement d'un vaccin est nécessaire avant que la maladie ne devienne hors de contrôle.

 
 
 
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