Rouyn-Noranda

La CLASSÉ dit non à Léo

Première publication 3 août 2012 à 14h46
La CLASSÉ dit non à Léo
Crédit photo : Agence QMI
Par Thierry de Noncourt | Agence QMI

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées jeudi pour faire résonner à nouveau les casseroles à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue. Elles étaient accompagnées de représentants de la CLASSÉ, dont Jeanne Reynolds. Le candidat Guy Leclerc, de Québec Solidaire (QS), était aussi sur place.

Les manifestants se sont rejoints à 20h, sur la Place de la citoyenneté et de la coopération. La manifestation était légale, les policiers ont escorté la foule. Jusqu'à maintenant, dans la région, il y a eu plus d'une trentaine de tintamarres en opposition à la loi 78 et à la hausse des droits de scolarité.

Enchantée d'être ici

Jeanne Reynolds s'est dite enchantée d'être à Rouyn-Noranda. «Il y a un accueil très positif, les gens qui sont ici sont heureux d'échanger avec nous, je crois que nous avons bien fait de venir ici», a-t-elle dit.

Non à la trêve

Elle a rejeté l'appel à la trêve lancé plus tôt dans la journée par Léo Bureau-Blouin, maintenant candidat péquiste. « Il n'est plus président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), a dit Mme Reynolds. En ce sens, il ne représente plus les étudiants et étudiantes. Il ne connaît pas la volonté des étudiants. De notre côté, on va continuer à mobiliser les gens. Ce n'est pas parce qu'il y a des élections qu'il faut abandonner la combativité. »

Au deuxième jour de la campagne électorale, Guy Leclerc était fier de marcher parmi les manifestants. Il a participé à plusieurs autres marches auparavant. «Cette crise, ce ne sont pas les étudiants qui l'ont provoquée, c'est le parti de Jean Charest», a-t-il lancé.

Philippe Marquis impressionné

Le conseiller municipal et militant de gauche bien connu, Philippe Marquis, s'est déclaré admiratif devant la jeunesse qu'il voit en action. « Ils ont le courage de mettre leurs études en danger, a louangé M. Marquis. Ceux que l'on disait matérialistes, apolitiques, bien là, ils sont aussi politisés que moi, mais ils ont vingt ans. Notre jeunesse est responsable, généreuse et conséquente. »

La population était partagée face à la manifestation. «J'en pense rien de bon», a dit une passante. «Il était temps qu'ils recommencent», a lancé un autre témoin.

Tous les gens interrogés sur place ont promis d'aller voter aux élections du 4 septembre.

 
 
 
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