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L'UPA et la Financière agricole ont brossé un portrait fort inquiétant de la sécheresse qui sévit au Témiscamingue et des ses conséquences sur les productions. La sonnette d'alarme est tirée.
La récolte de céréales semble passablement compromise pas la sécheresse au Témiscamingue. La propagation d'insectes telle la «cicadelle de la pomme de terre», qui détruisent les feuilles et les tiges, permet d'anticiper une diminution de 50% de la récolte des fourrages.
«Comme il y a d'autres régions de touchées, il faut commencer à en acheter tout de suite», a averti Sylvain Vachon, président régional de l'UPA.
(Agence QMI)
Germain Bergeron travaille à la ferme depuis son tout jeune âge. Le producteur agricole qui frise les 80 ans n'a jamais rien vu d'aussi tragique.
«Il y a une cinquantaine d'années, j'avais coupé des trembles pour nourrir nos vaches avec mon père, s'est-il remémoré, mais ce n'était rien comparé à ce que nous voyons aujourd'hui. Dans les meilleures années, dans un champ de 45 acres, on ramassait 300 balles, la première coupe, 250 la deuxième et 200 la troisième. Cette année, la première coupe a été de 176 [jeudi] on a fait six acres et on a récolté six balles.»
L'UPA a demandé à la Financière agricole de faire des paiements anticipés pour que les producteurs puissent commencer à acheter du fourrage dès maintenant.
«Il ne faudrait pas qu'ils soient obligés de diminuer leur cheptel parce qu'ils n'ont pas les liquidités, a souligné Patrick Lafond, président de la section Témiscamingue de l'UPA. Même ceux qui n'avaient pas cotisé à l'assurance devraient pouvoir s'inscrire rétroactivement et être indemnisés.»
Marc Dickey, directeur régional à la Financière agricole, a promis de transmettre les requêtes du groupe de producteurs à ses supérieurs.
«Quoique nous sommes un assureur spécial parce que nous représentons le gouvernement, nous n'avons pas souvent observé une compagnie d'assurance qui assurerait quelqu'un après qu'il ait passé au feu, a-t-il noté. Nous évaluerons ce que nous pouvons faire avec différents programmes.»
Pas moins de 13 438 unités animales ont été recensées par le syndicat local au Témiscamingue. Chaque tête consomme une moyenne de deux balles par mois pour une durée de neuf mois.
«En faisant un calcul rapide, si nous avons perdu 50 % de notre récolte, cela signifie que nous aurons besoin de 120 942 balles pour passer l'hiver», a estimé Patrick Lafond.
Les dommages subits dans les productions céréalières seront évalués plus tard en saison.
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