Séisme de magnitude 7,7 en Colombie-Britannique

Les alertes aux tsunamis levées

Première publication 27 octobre 2012 à 23h55
Mise à jour : 28 octobre 2012 à 08h52
Agence QMI

Les habitants de l'Ouest canadien et d'Hawaï ont eu plus de peur que de mal. Les alertes aux tsunamis émises à la suite d'un séisme d'une magnitude de 7,7 survenu dans la région de Haida Gwaii, en Colombie-Britannique (anciennement îles de la Reine-Charlotte) ont été levées partout, dimanche matin.

Samedi soir, peu après 20h, heure du Pacifique, une forte secousse qui a duré environ une minute a été ressentie dans plusieurs villes de la Colombie-Britannique. Il s'agissait du pire séisme à frapper le Canada, en termes de magnitude, depuis environ 60 ans, selon les données disponibles.

L'épicentre du séisme a été localisé à une profondeur de 10 kilomètres en mer, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Queen Charlotte City. Il a été ressenti dans la région des îles, ainsi que sur le continent, notamment à Prince Rupert, Quesnel et Houston.

De nombreuses répliques de magnitudes plus faibles ont été enregistrées dans la même région de la province.

Les dégâts causés tant par le séisme que par l'eau sont mineurs et n'auraient pas fait de victimes, selon les premières constatations.

Plus de peur que de mal

Loni Martin, une employée du Moby Dick Inn à Prince Rupert, à environ 500 km au nord de Vancouver, a eu tout un choc lorsque l'hôtel a soudainement été agité par plusieurs secousses.
«J'ai tellement eu peur! a-t-elle dit. [...] Je croyais qu'il y a avait un camion dehors, mais non. L'eau dans l'aquarium vibrait. Je ne comprenais pas ce qui se passait.»

Hawaï en état d'urgence

Peu de temps après le séisme, les autorités canadiennes et américaines ont déclenché de nombreuses alertes au tsunami pour une bonne partie de la Colombie-Britannique et même pour certains états situés dans le nord-ouest des États-Unis. Ces premières alertes ont par contre été rétrogradées en avis quelques heures plus tard.

Cela dit, une autre alerte, encore plus importante, menaçait cette fois les îles d'Hawaï, dans l'océan Pacifique, où une première vague a frappé peu après 22h30, heure locale (4h30, heure du Québec).

Trois autres vagues de même hauteur ont touché terre à environ 12 minutes d'intervalle chacune avant que le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique n'avise que «la menace a diminué» et qu'elle «ne devrait plus augmenter».

D'autres vagues beaucoup plus petites (entre 40 et 60 centimètres) ont également été enregistrées dans d'autres régions d'Hawaï, sans aucune conséquence.

Alors que les Britanno-Colombiens ont pu regagner leurs domiciles au courant de la nuit, les résidents et les touristes d'Hawaï devraient être en mesure de le faire, maintenant que les alertes ont été levées.

On leur avait conseillé de s'abriter en s'éloignant des rives de l'océan ou en se réfugiant dans des bâtiments en hauteur, comme des hôtels, où ils seraient plus en sécurité.

Paniqués, des milliers de personnes ont alors pris les routes d'assaut dans le but de s'éloigner le plus possible d'un éventuel tsunami, ce qui a causé d'énormes embouteillages et même quelques accidents de la route.

 
 
 
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