Sainte-Anne-de-la-Pérade

La pêche au poulamon connaît un regain

Première publication 26 décembre 2012 à 10h14
Mise à jour : 26 décembre 2012 à 16h43
Par Jean-François Cloutier | Agence QMI

Après avoir connu un âge d'or dans les années 50 et 60, la pêche aux petits poissons des chenaux connaît un regain d'intérêt depuis quelques années, en raison de l'abondance de poissons qui se retrouvent de nouveau dans la rivière Sainte-Anne, en Mauricie.

C'est ce qu'a indiqué Isabelle Durette, directrice générale de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux. Mme Durette a souligné qu'un moratoire sur la pêche commerciale intervenu au début des années 90 avait permis de regarnir progressivement le banc de poissons qui circule dans la rivière.

Il est aujourd'hui possible de pêcher des «petits poissons» aussi longs qu'un marteau, a-t-elle dit, un signe de la santé du banc de poissons.

La saison de pêche au poulamon, qui fête ses 75 ans cette année, s'ouvrait ce mercredi en Mauricie. C'est la première fois depuis trois ans que la saison débute aussi tôt, grâce au froid qui a gelé la rivière plus tôt qu'à l'habitude.

Mme Durette a indiqué qu'on prévoyait l'installation de quelque 500 cabanes sur la rivière Sainte-Anne pour la saison. Dans les années 50 et 60, on a toutefois déjà recensé jusqu'à 1200 cabanes sur la rivière, a mentionné Mme Durette.

Alors que l'an dernier, la pêche au poulamon avait attiré plus de 80 000 personnes à Sainte-Anne-de-la-Pérade, l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux attend cette année environ 100 000 visiteurs.

Il est difficile de quantifier l'impact économique de la pêche, mais les dernières études, datant de 2007, établissaient à environ 5 millions $ par année l'activité économique générée par la pêche au poulamon, a indiqué la directrice générale de l'Association.

En Mauricie, des restaurants servent du poulamon assaisonné, dont la chair s'apparente à celle de la morue, et des activités d'animation sont organisées en marge de la pêche.

Le coût de la location d'une cabane s'établit à 25$ par jour par adulte et à 12,50$ par enfant. Durant les week-ends, il faut ajouter environ 2$ par personne pour pratiquer la pêche.

Fait à noter, il est possible de louer une cabane pendant la nuit, et il n'existe aucun quota limitant la pêche individuelle de petits poissons aux chenaux.

Nul besoin d'être un expert pour s'adonner à l'activité. Le poisson mord presque à tout coup, a expliqué Mme Durette, qui a souligné que cette activité unique au Canada attire de nombreuses familles.

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