Préfet élu au suffrage universel

Le débat est ouvert dans la MRC de La Mitis

Première publication 27 novembre 2012 à 17h06
Le débat est ouvert dans la MRC de La Mitis
Crédit photo : Archives Agence QMI
Par Sonia Lévesque | Agence QMI

Les discussions entourant l'élection d'un préfet au suffrage universel ont repris à la table du conseil des maires de la MRC de La Mitis, dans le Bas-Saint-Laurent.

Bien que le statu quo semble s'imposer, c'est-à-dire l'élection du préfet parmi les maires formant le conseil de la MRC, le débat reste ouvert, a confirmé le préfet actuel, Michel Côté.

«Tous les quatre ans, en prévision de l'élection qui a lieu en novembre en même temps que les élections municipales, cette possibilité est offerte aux maires pour qu'ils puissent en discuter», a expliqué M. Côté.

Au Bas-Saint-Laurent, quatre des huit MRC élisent leur préfet au suffrage universel. Il s'agit de La Matapédia, Les Basques, Témiscouata et Kamouraska.

En revanche, dans les MRC de La Mitis, Rimouski-Neigette, Matane et Rivière-du-Loup, le préfet est désigné par les maires qui forment le conseil de la municipalité régionale de comté.

Michel Côté voit d'un bon œil l'élection du préfet au suffrage universel. «Avec les nouvelles responsabilités qui se sont ajoutées, projets éoliens, forêt de proximité, parc régional, etc. le préfet doit s'investir de plus en plus, au risque même de passer moins de temps dans sa propre municipalité, a souligné Michel Côté qui est également maire de Saint-Donat. Je le vois à travers mon expérience.»

Selon M. Côté, l'avantage avec le suffrage universel, «c'est que le préfet ne serait pas attaché à une municipalité».

De son côté, Laurent Émond, maire de Price et préfet suppléant, a plaidé plutôt pour le statu quo. «Il y a un bon potentiel parmi les maires en place, et je ne crois pas que ce soit nécessaire de faire appel à des candidats de l'extérieur», a-t-il mentionné.

À cet égard, le nom de l'ex-députée de Matapédia, Danielle Doyer, circule en coulisse. «Je n'ai rien contre Mme Doyer, a dit M. Emond. Elle a fait un bon travail, mais je crois qu'une vague de renouveau ferait du bien».

«Michel (Côté) fait une bonne job», a ajouté le maire de Price.

Quant à ses propres ambitions, il a nuancé ainsi : «je suis intéressé, mais je ne me chicanerai pas pour avoir le poste».

Laurent Émond a plutôt réitéré son appui à son collègue de Saint-Donat, qui deviendra d'ici quelques mois citoyen de Sainte-Angèle-de-Mérici.

Dans l'éventualité où les maires optent pour le statu quo, Michel Côté devra se faire élire dans sa nouvelle municipalité s'il veut accéder à la préfecture.

Une porte que le principal intéressé n'a pas fermée : «si les citoyens de Sainte-Angèle me font signe, je ne dis pas non». Le maire de cette municipalité, Alain Carrier, a déjà annoncé qu'il ne se représentera pas l'automne prochain.

De son côté, le maire de Mont-Joli, Jean Bélanger, est partagé. « Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux modes d'élection, a-t-il dit. Une chose est sûre, si on opte pour l'élection d'un préfet au suffrage universel, on ne pourra plus revenir en arrière.»

Les maires ont jusqu'en avril pour arrêter leur décision, soit six mois avant la tenue de l'élection.

 
 
 
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