Manifestation et blocage de l'A-40

Nouvelles perturbations des étudiants

Première publication 14 mars 2012 à 13h48
Mise à jour : 14 mars 2012 à 17h40
Nouvelles perturbations des étudiants
Crédit photo : Agence QMI
TVA Nouvelles et Agence QMI

Un groupe d'étudiants qui manifestaient contre la hausse des frais de scolarité, mercredi, dans le quartier Ahuntsic a pris d'assaut l'autoroute métropolitaine vers l'est, à la hauteur de l'entrée Saint-Hubert, peu avant 15h.

Le groupe était composé d'étudiants des cégeps Ahuntsic, Bois-de-Boulogne et Saint-Laurent, ainsi que de quelques élèves de l'école secondaire Sophie-Barat.


(Crédit: Agence QMI)

Les jeunes ont défilé en plein milieu de l'autoroute 40, près de l'avenue Christophe-Colomb, bloquant la circulation à cet endroit et engendrant une congestion monstre sur cet artère importante dans la métropole.

Vers 15h10, les étudiants empruntaient la sortie Iberville et se sont dispersés. Un groupe s'est ensuite engouffré dans un autobus à l'angle Jarry et Iberville, tandis qu'un autre se dirigeait vers le métro.

La circulation a été rouverte peu après et est redevenue rapidement fluide dans les deux directions.


(Crédit: Transports Québec)


(Crédit: Transports Québec)

Une importante présence policière avait été déployée dans le secteur, mais l'incursion autoroutière se serait déroulée sans heurts.

Pendant ce temps, à l'Université de Montréal...

Une autre manifestation s'est déroulée parallèlement, entre l'Université de Montréal et le bureau du ministre des Finances. Près d'un millier d'étudiants se sont réunis devant le pavillon principal de l'institution, point de départ de la marche.

Vers 13h30, les étudiants ont amorcé leur déplacement vers les bureaux du ministre Raymond Bachand pour lui présenter leurs revendications.

«Le dépôt du budget se fera dans les prochains jours, donc c'est pour rappeler à M. Bachand qu'il doit assumer la décision de hausser les frais de scolarité, que c'est inacceptable et que le mouvement étudiant ne s'essoufflera pas», explique une représentante du mouvement étudiant.


Parcours des manifestants étudiants, mercredi. (Crédit: TVA Nouvelles)

Les organisateurs de la marche avaient remis les informations sur le parcours qu'ils souhaitaient emprunter aux représentants des forces policières, d'ailleurs présents pour escorter les étudiants.

La manifestation a pris fin dans le calme vers 16h aux abords de la station de métro Édouard-Montpetit, selon la police.

Des graffitis sur le thème du carré rouge ornent toutefois le pavillon principal depuis cet après-midi.

Au total, 52 associations étudiantes de l'Université de Montréal ont voté en faveur d'une grève pour lutter contre la hausse des droits de scolarité.


(Crédit: TVA Nouvelles)


(Crédit: TVA Nouvelles)

En contrôle

Malgré les multiples manifestations des derniers jours, le responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal a affirmé qu'il avait la situation bien en main.

«Il y a des manifestations plus spontanées que d'autres; la Sûreté du Québec s'est occupée du cas à partir du moment où c'était hors de la juridiction de la Ville, mais quand la manifestation s'est mise en branle, les policiers étaient en contrôle tout le temps», a déclaré Claude Trudel, du comité exécutif.


Claude Trudel (Crédit: TVA Nouvelles)

L'homme admet toutefois que ces manifestations presque quotidiennes nuisent à l'économie montréalaise. «Je ne veux cependant pas enlever aux étudiants le droit de manifester. Ils ont droit de le faire dans le calme, mais si possible - et je dirais plus que si possible -, il faudrait qu'ils nous donnent les parcours qu'ils entendent suivre», a-t-il ajouté.

À l'approche de la manifestation annuelle contre la brutalité policière qui se tient dans la métropole, M. Trudel a souhaité envoyer ce message: «Si j'étais un leader étudiant, je me tiendrais loin de cette manifestation-là.»

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