27e manifestation nocturne

Plus de 300 arrestations

Première publication 20 mai 2012 à 20h20
Mise à jour : 21 mai 2012 à 06h40
Agence QMI et TVA Nouvelles

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a effectué plus de 300 arrestations, à Montréal, dimanche soir, à l'occasion de la 27e manifestation nocturne à se tenir dans les rues du centre-ville.

Dès le début de la marche, vers 21h, à la place Émilie-Gamelin, la manifestation à laquelle s'apprêtaient à participer quelque 4000 personnes, a été déclarée illégale puisque des projectiles ont été lancés en direction des policiers. L'ambiance a donc rapidement dégénéré, tout comme la veille.

Malgré plusieurs avis de dispersion, les manifestants ont continué à lancer des pierres aux policiers. Des vitrines de commerces ont également été la cible de vandales à l'intersection des rues Sherbrooke et De Bleury.

Les forces de l'ordre ont donc répliqué quelques minutes plus tard avec des bombes assourdissantes pour ensuite commencer à disperser la foule. Peu avant 22h, une première arrestation a été effectuée après quoi une arrestation de masse est survenue à l'intersection de l'avenue du Parc et de la rue Milton pour attroupement illégal.

11 policiers blessés

Par ailleurs, une vingtaine de personnes ont été blessées. Onze policiers et 11 manifestants ont subi des blessures mineures dans la foulée des affrontements.

Vers 23h, plus de 200 personnes se seraient barricadées à l'aide de clôtures de métal à l'intersection des rues Saint-Denis et Ontario. Cette intersection a ensuite été le théâtre de multiples affrontements entre policiers et manifestants. Une borne-fontaine a même été ouverte à l'intersection des rues Ontario et Berri. Non loin de là, samedi, des feux avaient été allumés sur la voie publique.

Dans la foule, dimanche, près d'une vingtaine de manifestants ont défilé à visage couvert. Contrairement à samedi soir, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'a pas fait mention du règlement municipal antimasque dans son avis aux participants avant le début de leur manifestation.

Pour une deuxième soirée consécutive dimanche, la Sûreté du Québec est venue prêter main-forte au SPVM.

(Crédit: Agence QMI)

(Crédit: Agence QMI)

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Un citoyen dans sa voiture est prisonnier à l'intérieur des barricades à l'intersection St-Denis et Ontario.

(Crédit: Agence QMI)

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Une borne-fontaine a été ouverte rue Saint-Denis.

(Crédit: Agence QMI)

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(Crédit: Agence QMI)

(Crédit: Agence QMI)

(Crédit: Agence QMI)

(Crédit: Agence QMI)

Une tension palpable

Avant même le départ de la marche, dimanche soir, à la place Émilie-Gamelin, la tension était déjà palpable. «On ne sait pas à quoi s'attendre, c'est absurde cette loi, c'est antidémocratique», ont déclaré deux jeunes du secondaire qui se sont vu remettre des numéros de téléphone de l'aide juridique par d'autres manifestants.

On a fait 450 km pour venir ici par solidarité avec les gens. On se sentait coupable de pas avoir été là hier (samedi)», ont déclaré Christian et Jacques, deux citoyens de Chicoutimi.

Plusieurs arrestations

Au cours de la 26e marche, qui a eu lieu samedi soir et une partie de la nuit de dimanche, le SPVM a procédé à 69 arrestations après avoir constaté de nombreux débordements.

La Sûreté du Québec (SQ) a prêté main-forte à la police de Montréal et les services d'incendie ont dû être dépêchés sur les lieux en raison de feux allumés sur la voie publique.

Dès le départ de la marche, vers 21h, samedi, la manifestation avait été déclarée illégale puisque le trajet n'avait pas été fourni aux policiers conformément aux législations municipale et provinciale.

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