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Au moment où les leaders étudiants disaient «frapper un mur» dans leurs négociations avec le gouvernement, des manifestations s'organisaient à Montréal, Québec, Sherbrooke et même, dans le reste du Canada.La 37e manifestation nocturne qui s'est élancée mercredi soir de la place Émilie-Gamelin a été déclarée légale pour la première fois depuis la promulgation de la loi 78 et se déroulait très pacifiquement, mais une autre manifestation d'étudiants, dont certains étaient cagoulés et vêtus de noir, était beaucoup plus électrique.
Cette deuxième manifestation, réunissant près de 300 étudiants, a été déclarée illégale dès le départ et laissait craindre d'être plus agitée que la première. Ses initiateurs avaient en effet déploré que «les casseroles monopolisent les manifestations» et, en résumé, qu'elles avaient affaibli le mouvement. C'est ce qu'on pouvait lire sur la page événement Facebook baptisée «Manif du bon vieux temps».
L'une des probables participantes de cette manifestation alternative, «Josie Outrageusement Pas Contente », avait prévenu sur la page Facebook que, selon ses informations, « le SPVM sera particulièrement pas gentil» ce mercredi soir. Et elle avait pris la peine de préciser : «n'oubliez pas vos masques de ski et vos casques de vélos et faites attention à vous!»
Peu après 23h30, les policiers ont demandé aux participants de cette deuxième manifestation, qui n'étaient plus très nombreux, de retourner au parc Émilie-Gamelin et de rentrer chez eux. Ce qu'ils ont fait sans broncher.
Contre toute attente, lorsque la première manifestation a quitté la place Émilie-Gamelin vers 20h40, les policiers ont annoncé qu'elle était légale parce que l'itinéraire leur avait été communiqué. Cela dit, ce dernier n'a semble-t-il pas été respecté.
Vers 21h05, environ 300 personnes qui marchaient tranquillement, casseroles à la main, sur la rue Saint-Denis, se sont fondues à une autre manifestation qui s'était formée plus tôt dans ce secteur. Le mouvement, pacifique et festif, a réuni environ 1500 personnes au plus fort de la soirée. Ils n'étaient plus que 100 ou 200 à marcher sur Sherbrooke vers 23h45.
Peu après que la dispersion de la première manifestation, une jeune femme a été arrêtée près de l'intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert pour voie de fait sur un policier. Elle peu plus tôt, elle aurait en effet craché sur un agent de la paix.
Après une manifestation peu suivie, mardi soir, la faute probablement aux violents orages et à la longue fermeture de la ligne orange du métro, le mouvement a voulu montrer qu'il n'était pas mort tandis que les représentants des quatre fédérations étudiantes négociaient avec la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne, à Québec.
Dans le reste du Canada, des concerts de casseroles se sont faits entendre dans de nombreuses villes, afin de dénoncer, notamment les frais de scolarité.
(photo: Agence QMI) Manifestation en soutient aux étudiants du Québec, à Toronto, le mercredi 30 mai 2012.
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