
Rejoint à Chicago par téléphone, Gilbert Rozon a tenu à exprimer sa déception face aux événements du week-end qui entouraient le Grand Prix de Montréal.
Sur les ondes de LCN, Gilbert Rozon a rappelé que les leaders étudiants qu'il a rencontrés la semaine dernière avaient promis de ne pas perturber les événements. «Il y avait une promesse formelle et publique [...] Il ne devait avoir ni grabuge, ni violence. [...] Imaginez ma consternation quand j'ai vu ça en fin de semaine.»
«Je suis très très déçu» a-t-il dit. Le président fondateur de juste pour rire a ajouté que «le lien de confiance est brisé» maintenant, entre lui et les leaders étudiants de la FECQ, la FEUQ et la TACEQ, en plus de la CLASSÉ, qui avait refusé son invitation à négocier.
Gilbert Rozon avoue porter une attention particulière à l'image de Montréal au niveau international. «Imaginez la pub qu'on est en train de se faire!» a-t-il lancé.
Gilbert Rozon croit tout de même que les touristes «s'y feront» et qu'ils reviendront éventuellement.
«Quand quelqu'un est capable d'organiser une manifestation, mais ne peut pas la contrôler, je trouve ça totalement irresponsable», a-t-il affirmé en réponse à la question de la part de responsabilité de Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSÉ.
Pour M. Rozon, n'arrive pas à croire à l'escalade des événements et s'explique mal comment le mouvement étudiant s'est transformé en crise sociale. «On vit en démocratie, on ne se bat pas pour en obtenir une».
Puis interrogé au sujet de prochaines discussions avec les leaders étudiants, Gilbert Rozon a simplement dit : «Ça ne donne rien... j'ai vraiment de la sympathie pour trois des quatre représentants parce qu'ils m'ont semblé de bonne foi, mais à partir du moment où ils me font des promesses et ne sont pas capables de les tenir, je ne vois pas l'intérêt de continuer».
«Il y a eu quatre rondes de négociations, et moi ma petite ronde toute humble qui visait à obtenir une promesse de tranquillité, n'a pas été tenue. Alors, voilà j'arrête là.»
Pour Gilbert Rozon, le gouvernement a fait son bout de chemin et les étudiants doivent aussi faire le leur, mais puisque les quatre rondes de négociations ont échoué, il est clair, selon lui, que ce conflit prendra fin lors des prochaines élections.
«Le gouvernement est là pour gouverner. Il a pris une décision et si on fait une crise sociale civile pour 225$ d'augmentation par année, moi je ne comprends plus rien. Donc oui, la prochaine étape c'est une élection et j'espère qu'elle sera le plus tôt possible.»
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