Ville de Montréal

Nouveaux contrats accordés à une entreprise en lien avec Accurso

Première publication 18 juin 2012 à 13h16
Mise à jour : 18 juin 2012 à 19h36
Par Yves Poirier | TVA Nouvelles

D'autres lucratifs contrats devraient être accordés par la Ville de Montréal à Louisbourg SBC, dont l'un des commanditaires est Tony Accurso. Une situation que dénonce fortement la deuxième opposition à l'hôtel de ville.

TVA Nouvelles a obtenu un document de la Ville qui présente un résumé des contrats qui totalisent un peu plus de 17 millions de dollars.

L'un de ces contrats, qui s'élève à 7 452 638 $, concerne la reconstruction de la chaussée, de trottoirs, de bordures, de mails centraux, d'une section d'égoût et d'acqueduc sur le boulevard Marcel-Laurin, ainsi que sur le boulevard de la Côte-Vertu, et la mise aux normes de la signalisation lumineuse du boulevard Saint-Louis au boulevard Henri-Bourassa dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, se dit sérieusement mal à l'aise avec l'octroi de ces contrats.

«Tony Accurso a été arrêté, il a été menotté récemment. Qu'est-ce que le maire Gérald Tremblay attend pour arrêter de donner des contrats aux entreprises de Tony Accurso pour permettre à l'industrie de la construction à Montréal de se renouveler?» questionne M. Bergeron.

«M. Tremblay a peur d'être poursuivi, nous dit-il. D'ailleurs, je vais lui poser la question aujourd'hui dans le cadre de la séance du conseil. Il va sûrement me répondre qu'il a peur d'être poursuivi. Mais ce serait sûrement la meilleure des choses qui puisse arriver, ça permettrait de clarifier le jeu, d'aller en cour et faire le débat sur le sujet», enchaîne-t-il.

Réaction de l'administration Tremblay

Le parti du maire reproche à Projet Montréal de réagir trop hâtivement alors qu'aucun vote n'a encore été tenu à ce sujet. On accuse Richard Bergeron de ne pas respecter les instances démocratiques.

Rappelons que l'octroi de ces contrats devait être débattu dans le cadre de la séance du conseil qui s'amorçait à 14h, lundi.

Duchesneau aurait offert ses services au maire Tremblay

L'ex-dirigeant de l'Unité anticollusion (UAC), Jacques Duchesneau, aurait offert ses services à Gérald Tremblay afin d'enquêter sur la corruption et la collusion dans l'octroi de contrats pour la Ville de Montréal, mais le maire aurait refusé.

C'est la chef de l'opposition officielle, Louise Harel, qui a révélé mardi lors de la période de questions à l'Hôtel de Ville que Jacques Duchesneau aurait rencontré le maire Tremblay, possiblement à l'automne 2010.

Comme aucune enquête n'a été menée à la Ville de Montréal, Mme Harel a questionné le maire à ce sujet.

«Pour répondre à une question simple, pourquoi il a décliné l'offre qui lui a été faite par M. Duchesneau, de mener le même type d'investigation à Montréal que celui-ci mènera par la suite au ministère des Transports du Québec», a-t-elle demandé.

Gérald Tremblay a répondu : «Il est vrai que j'ai eu une discussion avec Jacques Duchesneau pendant cette période. [...] À la suite de cette discussion, on a décidé de poser des gestes concrets qui démontrent des résultats très probants.»

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