Réfugié mexicain

Une vigile aura lieu mardi pour empêcher la déportation de Manuel Sanchez

Première publication 18 juin 2012 à 17h18
Une vigile aura lieu mardi pour empêcher la déportation de Manuel Sanchez
Crédit photo : Agence QMI
Manuel Sanchez, 40 ans, s'est enfui du Mexique en 2008 parce qu'il était persécuté en raison de son orientation sexuelle.
Agence QMI

Une vigile pour tenter de stopper la déportation de Manuel Sanchez, un réfugié mexicain qui craint pour sa vie s'il devait retourner dans son pays d'origine, aura lieu mardi, à 18h, en face du Complexe Guy Favreau.

Manuel Sanchez, 40 ans, s'est enfui du Mexique en 2008 parce qu'il était persécuté en raison de son orientation sexuelle.

Lorsqu'il a voulu mettre un terme à une relation houleuse, son enfer a débuté. Il a été battu, abusé verbalement et même agressé sexuellement par son ancien conjoint.

Comble de malheur, ce dernier est policier dans un pays où la corruption, la violence et la discrimination sont monnaie courante. L'homme a d'ailleurs déjà fait appel à des criminels pour persécuter M. Sanchez.

«Au Mexique, la discrimination et les agressions contre les homosexuels sont fréquentes, et rarement punies - surtout si elles sont commises par des représentants des forces de l'ordre», a dit Manuel Sanchez dans un communiqué publié lundi.

Organisée par une coalition d'organismes communautaires et militants pour les droits des homosexuels, la vigile vise à empêcher l'expulsion de M. Sanchez, prévue mercredi.

«Nous demandons au ministre de l'Immigration, Jason Kenney, d'intervenir en utilisant son pouvoir discrétionnaire afin que Manuel puisse demeurer au pays et ait accès à la résidence permanente», a demandé la coalition dans un communiqué diffusé lundi.

La coalition affirme du même souffle que le Canada maintien une position mensongère et indéfendable en soutenant que le Mexique a la capacité de protéger ses citoyens.

«Ce geste est symptomatique de l'irresponsabilité actuelle du Canada, qui, violant sans vergogne ses obligations internationales, brime de plus en plus les droits des demandeurs d'asile cherchant protection sur son territoire, tel qu'en témoigne le projet de loi C-31, déposé par le gouvernement conservateur», a dénoncé la coalition.

Depuis 2009, deux femmes mexicaines s'étant vu refuser la protection du Canada ont été assassinées à leur retour au Mexique.

 
 
 
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