
L'un des chantiers les plus importants en vue de la reconstruction de l'échangeur Turcot s'est mis en branle à Montréal, mardi matin, et les perturbations dans le secteur entourant cet axe routier des plus achalandés ne font que commencer.
Les résidants de Verdun, Pointe-Saint-Charles et Lachine doivent notamment composer avec les nombreux cônes posés sur la chaussée et dont le nombre augmente de jour en jour.
Mardi, la rue Saint-Rémi a été fermée, entre l'avenue Saint-Ambroise et l'avenue de l'Église. Cette situation devrait perdurer jusqu'en novembre.
Les rues Cabot et Brock devraient subir le même sort, pour permettre la reconstruction d'un carrefour qui permettra d'accéder plus facilement à l'échangeur Turcot.
Un projet pilote doit être lancé au cours des prochaines semaines par le ministère des Transports, puisque les travaux préparatoires préalables à la reconstruction de l'échangeur s'intensifient. Pour ce faire, Québec procédera à l'installation d'une station où les niveaux sonores des environs des chantiers seront mesurés.
D'ailleurs, Transports Québec a demandé aux entrepreneurs d'utiliser des scies à jet d'eau plutôt que des scies à lames, pour réduire autant que possible le bruit émanant des travaux. Ces mesures visent à favoriser un plus grand confort pour les résidants du secteur, qui devront composer avec un boucan plus ou moins intense.
«Cette station sonore va également transmettre des informations qui seront diffusées sur un site Internet, qui pourra être consulté par les citoyens», explique la porte-parole du Ministère, Isabelle Monnett.
Les mises à jour de cette page web devraient se faire à intervalles de 30 minutes et ce, 24 heures sur 24.
«Si les citoyens constatent que le climat sonore est trop élevé et qu'ils souhaitent s'informer sur les causes exactes des modifications de climat sonore, ils vont y trouver toute l'information», poursuit Mme Monnett.
Ces travaux d'envergure devraient entraîner plusieurs expropriations dans la zone qui ceinture l'échangeur Turcot.
Étonnamment, alors qu'elles ne tarderont pas, des personnes habitant un bloc à proximité n'avaient encore aucune idée, mardi matin, du moment où elles seraient forcées de partir.
Il y a deux ans, on a dit à Daniel qu'il serait exproprié, mais, depuis ce temps, il n'a reçu aucune nouvelle du ministère des Transports.
«Tu ne peux pas déménager parce que tu ne sais pas exactement combien de temps ça va prendre. C'est difficile d'attendre longtemps comme ça» explique-t-il.
Les travaux qui sont en cours ne sont que préparatoires puisque la reconstruction de l'échangeur commencera véritablement en 2013, au coût de 3 milliards de dollars.
|
Rosemont-La Petite-Patrie Un espace vert rasé impunément |
|
Journée nationale des patriotes Des centaines de Montréalais marchent |
|
Vandalisme dans le métro Les nouveaux écrans d'affichage seront protégés |
|
Élan de générosité Un toit en cadeau pour une famille sinistrée |
|
Animaux malades Payer ou euthanasier? |
|
Laval Un homme fortuné doit vider sa maison remplie de déchets |