
Le gouvernement du Québec va lancer une campagne pour mieux informer les patients des signes et des dangers qui les guettent s'ils ne prennent pas soin de leur santé.
Au Québec, on enregistre entre 8000 et 10 000 accidents vasculaires cérébraux chaque année et ces chiffres augmentent en raison du vieillissement de la population

(Crédit photo: TVA Nouvelles)
«Le taux de décès est de l'ordre de 15 à 20% et, de ceux qui survivent, 45% ne seront plus autonome», explique la docteure Louise-Hélène Lebrun, neurologue au CHUM.
C'est le cas de Lucie Grenache qui a subi un AVC à l'âge de 28 ans.
«Moi, je pensais qu'au bout d'un certain moment donné, je deviendrais correcte», explique-t-elle.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)
Elle était en voiture avec son fils, ils étaient stationnés en bordure d'un boulevard lorsque ça s'est produit.
«Elle a soudainement cessé de parler et j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose d'anormal qui se passait. J'ai commencé à klaxonner jusqu'à ce que les gens arrivent, que les secours arrivent» raconte son fils Stephan Maighan qui était âgé de 7 ans à l'époque.
La dame de 61 ans est demeurée six mois à l'hôpital et a été longtemps sans pouvoir prononcer un seul mot.
Elle a conservé une paralysie du côté droit et demeure désormais dans un centre d'hébergement.
Annie Dulude, elle, a été plus chanceuse. En octobre 2010, à l'âge de 30 ans, elle aussi fait un AVC.
«Je me suis réveillée un matin, j'avais la vision trouble, la moitié du visage engourdie», raconte la jeune femme.
Cette femme très sportive et en santé ne savait pas que c'était un accident vasculaire cérébral. Elle a mis quatre jours avant de se rendre aux urgences et aurait pu en mourir.
«Avec du recul, effectivement, j'aurais dû me présenter à l'hôpital immédiatement», admet-elle.
«Dans chaque minute, il y a des millions de neurones qui partent. Donc, s'ils vous amènent à la salle d'urgence, au moins en trois heures et demie, on peut donner un produit aujourd'hui intraveineux, qui fait en sorte que 13% de plus de patients vont être guéris.»
Les signes avertisseurs sont: perte du langage, perte visuelle, paralysie ou perte de sensibilité d'un ou deux membres, vertiges, mal de tête terrible. On peut prévenir.
Le premier facteur de risque c'est l'hypertension artérielle. Le tabagisme, l'absorption d'aliments trop salés, l'inactivité, le diabète peuvent aussi entraîner un AVC.
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