iMusée

Montréal a son musée pour les «geeks»

Première publication 10 juillet 2012 à 21h03
Montréal a son musée pour les «geeks»
Crédit photo : Agence QMI
Par Emmanuel Delacour | Agence QMI

Montréal a son musée pour les «geeks» depuis 2010. À l'intérieur, une tourelle en bois contreplaqué, grande comme un homme surplombe la salle.

Dans les années 1960, ce modèle d'ordinateur, le PDP-8, était le premier grand succès commercial de la «micro» informatique.

Aujourd'hui, un simple téléphone cellulaire est mille fois plus puissant que cet appareil.

(Agence QMI)

Des dizaines de trésors semblables se retrouvent au musée de la micro-informatique, située dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Ouvert en 2010, le «iMusée» offre une collection impressionnante d'appareils rétro, de vieilles calculatrices et de consoles de jeux vidéo millésimées. Forte de son succès, une partie de l'exposition a déménagé à Québec à l'Espace 400e Bell jusqu'en septembre.

Des bijoux rétro

«À l'époque, on bavait devant ces appareils», a expliqué Éric St-Cyr, un employé du musée, alors que dans ses mains se trouvait une calculatrice programmable des années 1980.

«C'était un peu comme nos iPhone d'aujourd'hui», a-t-il dit.

Le passionné de technologie rétro, surtout en ce qui concerne les jeux vidéo, offre un parcours au travers de l'histoire de l'informatique personnelle. Débutant avec les modèles utilisés par les scientifiques dans leurs recherches, celui-ci nous fait traverser les époques pour arriver devant des bijoux tels que le Mits Altair 680, modèle d'ordinateur qui sera utilisé par Bill Gates pour écrire son code Basic, premier logiciel édité par la société Microcomputer Software (Microsoft).

(Agence QMI)

Puis viennent les consoles de jeu vidéo rétro : Atari, Nintendo, Sega et Sony partagent une salle avec leurs appareils de l'âge d'or du divertissement de salon.

M. St-Cyr ne cache pas sa fébrilité, et lâche un discours passionnant sur les différentes époques de l'histoire du jeu vidéo.

Son objet favori n'est toutefois pas dans une console ou une cartouche rare, mais plutôt un petit paquet de feuilles photocopiées.

«C'est le code original écrit de la main du concepteur du jeu Space Wars, créé en 1962. Grâce à un émulateur, je pourrais reproduire le jeu tel qu'il a été conçu par Steve Russell», a-t-il dit.

Dans la dernière salle d'exposition se trouvent les modèles plus récents d'ordinateurs personnels et portatifs.
Les nostalgiques se souviendront des premiers ordinateurs d'Apple, et des ThinkPad.

Dernière petite curiosité : un SGI Personnal Iris, qui en 1988 se vendait pour 31 000 $ et pèse presque 15 kilos.

À l'époque, les graphistes professionnels s'en servaient pour créer les premières animations par ordinateur utilisées au cinéma.

 
 
 
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