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Une voiture remplie de seringues souillées a été laissée à l'abandon durant une semaine, fenêtres ouvertes, en bordure d'un parc dans le quartier Hochelaga. Pourtant, des policiers se sont rendus sur place, à plusieurs reprises.
Lors du passage de l'Agence QMI, plusieurs enfants s'amusaient à une vingtaine de mètres à peine de l'automobile, garée dans le stationnement de l'aréna Francis Bouillon.
Le coffre à gants de la Pontiac grise était ouvert et il n'a fallu qu'un coup d'oeil pour voir une seringue, emballée, au fond de celui-ci. Tout comme les quatre portes du véhicule, le coffre arrière était débarré. Près d'une dizaine de seringues y étaient éparpillées, au milieu d'une montagne d'autres déchets, dont un collecteur d'aiguilles plein de seringues souillées.
Une petite carte du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) était placée sous un des essuie-glaces, demandant au propriétaire de bouger son véhicule.
«La carte n'était pas là mardi soir», indique Marcel Duval, un résidant du secteur qui affirme avoir vu des policiers à trois reprises aux abords du véhicule depuis le début de la semaine.
Le SPVM confirme s'être rendu sur place. Les policiers ont même procédé à une arrestation liée à une affaire de stupéfiants. Toutefois, ils n'ont pas cru bon de déplacer le véhicule qui inquiète des citoyens du quartier.
«Lorsque nous avons fait notre intervention, il n'y avait pas de seringues dans le véhicule, explique Ian Lafrenière du SPVM. Peut-être que quelqu'un les a mises là par la suite.»
Pourtant, selon des témoins, les seringues étaient bien visibles à plusieurs endroits dans le véhicule et à l'extérieur.
Selon Dany Richer, porte-parole pour le SPVM, il faut laisser un délai d'environ cinq jours au propriétaire d'un véhicule pour le remorquer dans ce genre de situation.
«Pour saisir un véhicule, il faut qu'il représente un danger pour les gens qui se promènent autour. Par exemple, une tige de fer qui ressort de la voiture. Des seringues, ce n'est pas un motif raisonnable», indique le policier.
Ce dernier explique également que puisque le véhicule se trouve dans le stationnement d'une installation municipale, c'est à la Ville de faire les démarches pour le faire remorquer.
Selon M. Duval, le stationnement de l'aréna Francis Bouillon est fréquenté par des gens qui se droguent ou qui ont des relations sexuelles.
Rencontrée sur les lieux en compagnie de ses enfants, une autre résidante avoue être parfois inquiète lorsqu'elle vient au parc en famille.
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