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Un conseiller de la municipalité de Saint-Césaire, en Montérégie, s'explique mal la controverse entourant la cantine mobile «Ô petit creux», située proche de route 112, et qu'il administre.
Le conseiller Patrick Viens se dit victime de son succès et de ses fonctions politiques. «Si la cantine ne marchait pas, on n'en parlerait pas, a-t-il affirmé. Si je n'étais pas conseiller à la Ville, il n'y aurait pas d'histoire.»
Selon d'autres commerçants de la ville, la cantine profitait d'un flou dans le règlement d'usage commercial temporaire pour exister et violait celui-ci, car la terrasse qui se situe sur les lieux est permanente.
Des restaurateurs de Saint-Césaire jugent que la Cantine Ô petit creux leur fait de la concurrence déloyale. Ils dénoncent le fait que les installations de celle-ci ne respectent pas la réglementation municipale.
La cantine a pu voir le jour à l'été 2011 grâce un permis d'usage commercial temporaire. Or, la cantine est dotée d'une terrasse qui n'a pas été démantelée à la fin de l'été dernier.
«Premièrement, je n'ai pas trouvé une faille dans la réglementation, a expliqué M. Viens. Quand j'ai eu l'idée du projet en 2007, je suis allé voir à la Ville si on pouvait installer une cantine sur le bord de la 112. Les fonctionnaires m'ont répondu que c'était possible si l'installation était temporaire. Ce n'est pas moi qui ai cherché dans le règlement, c'est la Ville qui m'a dit que mon projet était réalisable en toute légalité.»
Le conseiller a ajouté que dans le cas de la terrasse, le projet avait également été soumis à la Ville. «N'importe qui, ayant vu les plans, comprend qu'il n'a jamais été question d'une terrasse temporaire. Pourtant, la Ville a dit que tout était conforme.»
«L'ensemble du projet a été fait de bonne foi, a-t-il mentionné. On est allé demander des avis à la Ville pour savoir si on était en règle. Toutes les démarches ont été faites avant que je sois élu. Si je ne siégeais pas au conseil municipal, on m'aurait probablement accordé une dérogation pour la terrasse, comme n'importe quel citoyen normal. Mais pour éviter une apparence de conflit d'intérêts, j'ai plutôt reçu un constat d'infraction.»
La controverse autour de sa cantine n'est pas sans conséquence. M. Viens est actuellement en réflexion sur son avenir politique. «J'adore mon rôle de conseiller, a-t-il dit. Je me suis présenté pour faire partie de la solution [...] Je vais probablement terminer mon mandat et laisser la place à d'autres, mais je vais rester engagé dans la communauté.»
En ce qui concerne l'avenir de la cantine, M. Viens a confirmé avoir entamé des démarches pour la construction d'un bâtiment permanent. «La Ville devrait nous donner un avis d'ici peu et une rencontre avec l'architecte est prévue d'ici quelques jours. Si tout va bien, les travaux pourraient débuter à l'automne.»
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