
Luciana D' Amore vit une situation très difficile. Elle doit se battre afin que son mari, Gian Libero Casale, puisse continuer de recevoir les soins aigus qu'il obtient actuellement à l'Hôpital Royal Victoria de Montréal.
L'équipe médicale a pris la décision de cesser de le traiter et de le transférer dans un centre de soins de longue durée. En plus de faire cesser les soins, l'hôpital réclame à Mme D' Amore 1,444 dollars par jour si elle s'entête à ce que son conjoint reste à cet hopital.
(TVA Nouvelles)
Si elle refuse de payer, il sera transféré à L'Institut Thoracique.
Selon la dame, qui s'occupe de son mari depuis son AVC en septembre 2010, l'état de santé de celui-ci pourrait se dégrader si le transfert se concrétise.
M. Casale, 54 ans a fait un AVC en septembre 2010 après une séance de chiropractie. Son état requiert des soins très particuliers. «Il a besoin de plus en plus d'oxygène. Neurologiquement parlant, il a été diagnostiqué avec le syndrome d'enfermement» explique Mme D'Amore.
(TVA Nouvelles)
Malgré ce syndrome, M. Casale réagit lorsque sa femme lui parle. Elle réclame qu'on ne le laisse pas dépérir, qu'on lui prodigue entre autres les soins nécessaires pour l'affaissement de ses poumons.
M. Casale, est gardé à l'Hôpital Royal Victoria depuis plus d'un an, mais les transferts dans différents centres hospitaliers se sont multipliés.
Il a séjourné six mois à l'Hôpital Fleury, trois mois à l'institut neurologique, et s'est retrouvé quelques semaines dans un CHSLD où on n'a pas voulu le garder puisqu'il avait besoin de beaucoup trop de soins. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé à Royal Victoria.
«Ils décident de la vie d'une personne comme bon leur semble. Alors, la morale de l'histoire, c'est quoi? C'est de l'euthanasier et de le laisser entre les mains des médecins?»«Je vais prendre des moyens légaux, parce que je ne peux pas laisser faire ça comme ça» dit Mme D'Amore.
Pour l'avocat spécialisé en santé, Me Jean-Pierre Ménard, si la condition du patient évolue d'une manière telle qu'il a de besoin de soins intensifs ou de soins plus spécialisés, il a le droit de les avoir.
L'hôpital préfère ne pas commenter directement ce cas, mais laisse entendre que tout a été fait pour ce patient.
«La plupart du temps, c'est une décision d'équipe, basée sur la condition du patient. Si la condition du patient est complexe, c'est sûr qu'il y a plusieurs professionnels qui sont impliqués» précise le Dr Tim Meagher, directeur des affaires médicales au CUSUM.
Mme D'Amour se demande tout de même où est la place de ces patients, comme son mari, qui ont de graves atteintes neurologiques. Elle promet de ne pas baisser les bras.
«Ils décident de la vie d'une personne comme bon leur semble. Alors, la morale de l'histoire, c'est quoi? C'est de l'euthanasier et de le laisser entre les mains des médecins?» s'interroge la dame.
-D'après un reportage d'Harold Gagné
|
Révélations à la commission Charbonneau Deux maires rassurent leurs employés |
|
Signalements éthiques à Laval Pas de ligne téléphonique avant l'an prochain |
|
36 heures sans eau potable à Montréal Une erreur humaine à l'origine de la crise? |
|
Un maire et ses bateaux Vaillancourt vend un yacht 250 000$ |
|
Montréal L'avis d'ébullition d'eau est levé |
|
Mortalité de poissons à Châteauguay Une cinquantaine de chevaliers morts |