En pleine ville

Le bonheur, dans les jardins communautaires

Première publication 27 juillet 2012 à 21h48
Par Réjean Léveillé | TVA Nouvelles

S'il y a une chose que l'on ne pouvait faire ici sur l'ancien golf municipal de Montréal, c'est bien de remuer le sol, le labourer, le mettre sens dessus dessous.

Pourtant, c'est ce que fait avec plaisir Rolland Dubé, un retraité d'Hydro-Québec. Parce qu'ici, dans Rosemont, ils sont plus de 170 à jardiner avec un petit budget.

Depuis que les premiers jardins communautaires ont émergé en 1975, la famille s'est agrandie, elle a éclaté. Il y en a maintenant presque une centaine un peu partout dans l'île. La base est fournie par la Ville.

Elle instrumente, mais chacun y va selon ses goûts, ses inspirations, quitte à s'étonner de la récolte, nous dira Anne-Marie Faugère. «J'ai fait trois récoltes de fraises et j'en ai eu un bon cinq à six livres en tout.»

Y aller à son rythme, déjà, ça change de cette vie effrénée imposée par la grande ville et, honnêtement, peu importe le jardin devant lequel on passe, ce n'est pas long que l'on se croie ailleurs avec des impressions de remonter dans le temps.

Marius Arsenault est bien de cet avis; les jardins, il les arpente depuis 27 ans. «Ça m'occupe pendant l'été et puis le fait d'avoir les mains dans la terre... On est "groundés", comme on dit.»

Chacun y aura mis les efforts. Ça ne vient pas seul, mais la nature, une fois de plus, aura su bien faire les choses puisque tout ceci aura été semé, planté alors que pas très loin d'ici, on vivait au rythme des manifestations printanières. Quand on dépose ses armes respectives, on s'étonne même d'entendre de belles choses sur Montréal, la mal-aimée, des choses que nous sommes portés à oublier...

«C'est sûr qu'avec un terrain comme ça, la ville perd des millions en taxes. Mais d'un autre côté...On mange local, on cultive local. Moins de transport, moins de pollution.»

«Moi, j'ai planté des melons d'eau cette année. Bon, c'est sûr que je vais peut-être en avoir juste un, petit, pas comme ceux qu'on achète au magasin, mais d'un autre côté, je sais d'où il viendra.»

«Des petits bonheurs au quotidien. Puis, tu additionnes tout ça au bout de la semaine, ça fait plus gros.»

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.