Terrebonne

Plusieurs démissions à l'Hôpital Pierre-Le Gardeur

Première publication 30 juillet 2012 à 11h38
Mise à jour : 30 juillet 2012 à 19h10
TVA Nouvelles et Agence QMI

Dur coup pour l'hôpital Pierre-Le Gardeur de Terrebonne, alors que six médecins omnipraticiens ont quitté pour s'établir dans des cliniques privées de la région.

Si l'établissement est l'un des plus récents et modernes au Québec, il semble que les conditions de travail y sont difficiles. Tous les omnipraticiens ayant quitté l'hôpital l'ont fait au profit de cliniques privées de la région et agissent maintenant comme médecins de famille.

«Je sais que la lourdeur de la tâche doit sûrement faire partie de ça parce qu'ils ont énormément de patients à voir chacun. Il y en a aussi qui auraient décidé de ne faire que de la clinique privée», a expliqué Lyne Bouchard, présidente du syndicat représentant les infirmières et infirmières auxiliaires du CSSS du Sud de Lanaudière.

«La région de Lanaudière, surtout Lanaudière sud, dans laquelle nous sommes actuellement, a déjà le nombre d'omnipraticiens le plus faible par 1000 habitants de tout le Québec», a indiqué pour sa part le Dr Hoang Duong, du Conseil des médecins et dentistes de l'hôpital.

Le Dr Duong tient à préciser que les six médecins n'ont pas quitté définitivement l'établissement et qu'ils conservent toujours un lien d'emploi avec l'hôpital. «Ça nous oblige à nous réorganiser à l'intérieur de l'hôpital», ajoute-t-il.

Rien d'inhabituel, dit le ministre

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a minimisé la portée de ces départs.

«Il y a des médecins qui réorientent leur pratique et en vieillissant, les médecins accordent plus de temps à leur clinique. Chaque année, c'est comme ça», a dit le ministre libéral.

«Le CSS de Le Gardeur, c'est un gros CSS. Ce n'est pas inhabituel. Il n'y a pas un hôpital auquel ça n'arrive pas. Pour moi, ce n'est pas un enjeu. Ça arrive normalement à ce temps-ci de l'année. Ce qui compte, c'est qu'ils continuent à pratiquer dans le réseau», a-t-il poursuivi.

Les départs de médecins ne se font toutefois pas sans créer de vague.

«Face aux patients, des fois, ça crée de l'inquiétude parce que, veut veut pas, ils doivent changer de médecin, ils ne savent pas comment ça va se passer, si ça va créer des délais», précise l'infirmière Katia Ulysse.

Une cinquantaine d'omnipraticiens sont à l'emploi de ce centre hospitalier.

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