
![]() |
En vente libre dans plusieurs magasins à grande surface, les carabines ou pistolets à air comprimé, communément appelés «Air soft gun», connaissent une popularité croissante auprès des jeunes depuis quelques années.
Un groupe de jeunes garçons de 12 à 15 ans qui s'amusaient dans un boisé aux abords d'une petite rue résidentielle de Mercier ont récemment appris à leurs dépens que ces armes étaient interdites dans les lieux publics après avoir été interpellés par deux policiers.
Tous munis de lunettes protectrices et de leur carabine à air comprimé, les garçons ont dû cesser leur amusement sous l'ordre des agents de la paix. Des parents de ces enfants se sont dits surpris de cette interdiction, croyant le jeu inoffensif.
«Le problème est qu'ils s'amusaient trop près de la zone résidentielle, et que leurs projectiles auraient pu atteindre des passants», a expliqué l'agent Nathalie Langevin, de la police de Châteauguay.
Les carabines, ou fusils à air comprimé, permettent de tirer de petites billes de plastique à une vitesse variant de 30 à 120 mètres par seconde. Nul besoin de permis d'arme pour les posséder, mais ils ne peuvent être vendus aux moins de 18 ans.
Ce sont toutefois les jeunes qui s'y intéressent le plus. Marie-Pierre Morin, superviseuse au magasin Canadian Tire de Châteauguay, a indiqué que la clientèle varie entre 10 et 20 ans.
«Nous en vendons énormément, a-t-elle assuré. Je dirais environ trois ou quatre par jour. À des jeunes adultes, mais aussi à des enfants qui viennent accompagnés de leurs parents.»
Ces parents ignorent toutefois bien souvent les règlements municipaux et les lois qui encadrent la pratique de ce sport dans les espaces publics.
L'utilisation des Air soft gun ou de tout autre type de carabine, comme celle à cartouche de peinture ou à plomb, est interdite dans les limites de la Ville, a dit l'agent Langevin.
«Il y a la réglementation municipale, mais au-delà d'elle, il y a le Code criminel qui interdit l'utilisation d'armes à feu dans plusieurs endroits publics comme les écoles, les transports scolaires ou publics. Et même si les armes à air comprimé ont souvent l'apparence de jouets, elles sont considérées par le Code criminel comme des armes à feu puisqu'elles peuvent infliger des blessures graves», a-t-elle souligné.
Au début juin, un garçon de 12 ans, de Varennes en Montérégie, a reçu un projectile au visage alors qu'il s'amusait avec un ami. Il a eu une dent cassée.
|
Montréal L'avis d'ébullition d'eau est levé |
|
Mortalité de poissons à Châteauguay Une cinquantaine de chevaliers morts |
|
Avis d'ébullition majeur Trois heures trop tard, dénoncent les arrondissements |
|
Important avis d'ébullition Importants désagréments à Montréal |
|
Montréal sans eau Avis d'ébullition toujours en vigueur |
|
Chef de projet Montréal Richard Bergeron en colère contre les pannes de métro |