
Dossier réglé pour les trois quarts des expropriés de l'échangeur Turcot. TVA Nouvelles a appris, grâce à une demande d'accès à l'information, que 71 d'entre eux ont finalement accepté l'offre du ministère des Transports du Québec.
Le gouvernement leur offre 543 000$ au total pour qu'ils quittent la rue Selby et surtout, le 780 St-Rémi, un immeuble désormais célèbre en raison de la détermination des résidants à vouloir y rester.
D'après nos calculs, ils recevront en moyenne 7000$ chacun puisqu'ils sont locataires et non propriétaires. Par crainte de nuire à leur dossier, la plupart préfèrent attendre de recevoir leur argent avant de nous parler.
Selon nos informations, la trentaine de locataires qui ne se sont pas encore entendus avec le ministère des Transports sont considérés comme étant des «cas plus complexes» puisqu'il s'agit de travailleurs autonomes qui, en plus de résider dans l'immeuble, en ont fait leur lieu de travail.
L'arrondissement du Sud-Ouest travaille présentement à relocaliser les expropriés sur un terrain situé en bordure du canal Lachine, sur la rue Saint-Patrick. Impossible de connaître le coût du projet, mais il consiste à construire une coopérative annexée à un bâtiment commercial. L'occupation pourrait se faire l'été prochain.
«On va faire un projet mixte ici au bord du canal Lachine. Il y aura du résidentiel, et une partie sera commerciale et industrielle. Un projet de ce genre, c'est vraiment une première!», explique le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoît Dorais.
Plusieurs résidants du Sud-Ouest espèrent aussi entendre parler de l'échangeur Turcot durant la campagne électorale. Encore plusieurs groupes militent pour modifier le projet. Ils pensent qu'un nouveau gouvernement serait plus à l'écoute de leurs demandes.
«Ça demeure pour nous un mauvais projet et malgré tous les efforts qu'on peut faire pour l'améliorer ou essayer d'en faire un bon aménagement, ça va demeurer quelque chose qui ne répond pas aux besoins de la mobilité durable dans la région métropolitaine», affirme Pierre Morrissette, du Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO).
D'autres consultations publiques sont d'ailleurs prévues à l'automne. Les résidants du Sud-Ouest n'ont pas dit leur dernier mot.
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