
Le propriétaire d'un triplex longueuillois vit un cauchemar, alors qu'il vient de retrouver un appartement qu'il louait complètement sens dessus dessous.
En entrant dans le logement, situé sur la rue de Lorimier et actuellement vacant, on aperçoit de la peinture qui a été lancée sur les murs volontairement.
Le ou les malfaiteurs sont entrés par effraction par la fenêtre, laissant une moustiquaire en lambeaux derrière eux.

(Crédit: TVA Nouvelles)
En poursuivant la visite, TVA Nouvelles aboutit dans la cuisine. Ce n'est pas tant la saleté qui saute aux yeux, pourtant bien présente, que le saccage qui y a laissé des traces. Plusieurs installations ont été démolies, des planches avec des clous trônent sur les comptoirs, les murs sont troués et des portes d'armoire ainsi que des calorifères ont été arrachés.
La cour extérieure est elle aussi jonchée de débris et de biens abandonnés par la locataire.

(Crédit: TVA Nouvelles)
Pierre Champagne, qui possède ces logements sur la rue de Lorimier, a dû évincer une locataire, dans les derniers jours, pour non-paiement de loyer. C'est précisément cet appartement qu'il a retrouvé dans piteux état, ce qui nourrit quelques soupçons chez lui.
La locataire, que M. Champagne considère comme «suspect numéro un», se défend en accusant à son tour son ex-propriétaire. «Il a brisé mon barbecue, il a brisé ma friteuse, il a pris l'huile que j'avais dans ma friteuse et il a jeté ça dans les effets personnels de mes enfants», raconte Tammy-Lee Bernier.
Le propriétaire dit qu'il a déjà été victime d'un comportement pareil dans le passé. «Ça fait deux fois que ça m'arrive. J'ai eu des dégâts en bas aussi [causés par la sœur de la locataire évincée] et ça m'a coûté au-dessus de 10 000$ pour les dommages», rapporte M. Champagne.
Cette fois-ci, il évalue qu'il lui faudra débourser entre 3000 et 4000$ pour réparer les bris. Il a d'ailleurs porté plainte à la police.
Pierre Champagne se dit en faveur plus que jamais d'un changement à la loi sur le logement, ce qui lui permettrait d'exiger un dépôt du locataire en garantie.
Cependant, la protection légale fait défaut. «La loi écrite est claire, mais il n'y a aucun moyen de la faire respecter, d'abord parce qu'on a un tribunal beaucoup trop lent pour entendre les causes, et, en bout de ligne, même si vous obtenez gain de cause, vous n'obtiendrez pas d'argent, parce qu'il n'y a pas de dépôt de garantie, il n'y a pas d'argent disponible protégé quelque part», explique Hans Brouillette, de la Corporation des propriétaires immobiliers.
Questionné à ce sujet dernièrement, le ministre des Affaires municipales Laurent Lessard se disait ouvert à des modifications. La suite devra cependant vraisemblablement attendre après les élections québécoises.
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