
Quelques centaines de personnes se sont réunies au centre-ville de Montréal pour participer à une manifestation dans le cadre du conflit étudiant, mercredi.
La marche est partie du square Phillips vers l'heure du midi. Peu avant 13h, elle avait cependant déjà été déclarée illégale. Après avoir lancé des avertissements, le Groupe tactique d'intervention a commencé à disperser les manifestants.
Les forces policières disaient avoir identifié un groupe d'individus portant des sacs à dos qu'ils auraient remplis de projectiles. Aucune arrestation n'a cependant eu lieu.
Certains d'entre eux sont parvenus à pénétrer à l'intérieur de l'édifice qui abrite le siège social d'Hydro-Québec par l'arrière, mais la sécurité les a expulsés sans tarder.
Peu avant 14h, ils n'étaient plus qu'une trentaine à continuer à manifester, au terme des manoeuvres de dispersion menées par la police.
Des images captées sur vidéo par TVA Nouvelles et l'Agence QMI montrent certains épisodes de tension, voire d'agressivité, qui sont survenus lors de la manifestation.
Questionnée à ce sujet, Martine Desjardins avertit que les manifestations qui dégénèrent risquent de profiter au gouvernement.
«Il faut faire attention de ne pas rentrer dans le jeu des libéraux qui utilisent la loi et l'ordre, justement, pour se faire du capital politique. Lorsqu'on a des manifestations qui dégénèrent et qui tombent dans la violence ou l'intimidation, forcément c'est rentrer dans le jeu des libéraux», déplore la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).
Selon elle, il est essentiel de «rester pacifique» lors de ces événements. «D'ailleurs, on dénonce les gestes qui ont été posés de part et d'autre. Pour nous, ça n'a pas sa place», poursuit Mme Desjardins.
Organisée par la CLASSE, la manifestation visait à rappeler aux Québécois que les étudiants souhaitent demeurer présents sur la place publique à l'approche de la rentrée dans les cégeps et les universités.
«C'est une volonté de repartir cette mobilisation qu'on a vue lors de la grève, au printemps. Évidemment, ce n'est pas parce qu'on a des élections qu'on doit se laisser démobiliser; au contraire, il faut continuer sur le terrain», a indiqué Jeanne Reynolds, porte-parole de l'organisation étudiante.
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