Digue de Sainte-Catherine

Moins d'eau, mais plus de plaisanciers

Première publication 15 août 2012 à 13h35
Moins d'eau, mais plus de plaisanciers
Crédit photo : Archives
Par Timothy Monette | Agence QMI

Même si une affiche à l'entrée de la digue de Sainte-Catherine, en Montérégie, indique «Attention! Niveau du fleuve anormalement bas, vigilance pour vos embarcations», l'achalandage du site atteint des sommets.

Plus de 400 abonnés ont navigué régulièrement sur le fleuve Saint-Laurent depuis le début de l'année. C'est plus qu'en 2011.

«Ils s'y sont habitués et ils font avec les conditions actuelles du réchauffement climatique, a commenté Michel Montpetit, un employé de l'endroit. Je vois aussi de plus en plus de nouveaux visages. Il y a des gens de Montréal, de Brossard et de Laval qui viennent ici pour pêcher et pour naviguer sur l'eau. Il y a même des Américains du Maine qui viennent jusqu'ici.»

De l'avis de M. Montpetit et de Denis Blais, un pêcheur habitué du fleuve Saint-Laurent, il faut toutefois bien connaître l'étendue d'eau, car la navigation devient difficile.

«C'est sûr que c'est dangereux, selon M. Blais. C'en est même troublant de voir à quel point le niveau de l'eau a descendu en un an.»

Son compagnon de pêche de longue date, Guy, qui profite des eaux du Saint-Laurent depuis huit ans, partage son point de vue. «Il faut savoir où on s'en va et garder l'œil ouvert puisqu'il y a de plus en plus de hauts-fonds, a-t-il affirmé. Si c'est difficile pour nous qui croyons connaître l'endroit et notre parcours habituel, ça l'est davantage pour ceux qui ont 30 ans d'expérience et qui n'ont peut-être pas le réflexe d'être aussi attentifs. Dans ces cas-là, ça peut devenir plutôt dangereux.»

D'année en année, le niveau de l'eau baisse à Sainte-Catherine.

«À certains endroits, l'eau est passée de 9 pieds de haut à 3 pieds. Ça fait toute une différence. C'est la première fois que je vois ça et plusieurs autres pêcheurs n'ont jamais rien vu de tel aussi. Si le prochain hiver est aussi doux et qu'il y a de telles chaleurs, c'est à se demander si on pourra continuer nos longues journées de pêche», se demande Guy, le pilote et «capitaine» du bateau.

 
 
 
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