
La femme, nouvellement mariée, qui est morte noyée dans les chutes de Rawdon vendredi participait à un nouveau phénomène en photographie : trash the dress (ou destruction de la robe de mariage).
Depuis quelques années, les photographes sont de plus en plus sollicités pour faire des séances de photos dans lesquelles des mariées sont photographiées dans des endroits inusités : lac, plage, sablière et même un dépotoir... Dans le processus, la robe est détruite, signifiant la fin des cérémonies entourant le mariage.
«Les mariées, pour finaliser leur mariage, font des séances dans des endroits pas banals, à l'opposé du romantisme. On termine la robe, je marie l'homme de ma vie, c'est terminé», explique Marco Michaud, photographe.
Mais, comme ce fut pour le cas de la femme qui s'est noyée vendredi, certaines mariées sont prêtes à prendre plus de risques afin d'avoir les photos des plus originales.
D'ailleurs, Marco Michaud a failli vivre le même type de drame au même endroit au mois de mai. La mariée qu'il photographiait a glissé sur une roche et s'est soudainement retrouvée dans l'eau.
Et puisqu'une robe de mariage mouillée peut peser quatre ou cinq fois le poids de la mariée, il est presque impossible pour celle-ci de se sortir de l'eau seule.
«Elle s'est tassée et elle a glissé dans l'eau. Je l'ai pogné par les cheveux et je l'ai tirée. On a pu la sortir. Elle est vivante aujourd'hui», raconte le photographe ébranlé par cette frousse.
En guise de soutien, M. Michaud s'est d'ailleurs rendu hier à Rawdon pour rencontrer le photographe qui était avec la femme qui s'est noyée.
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