
La contestation étudiante semblait loin d'être terminée mercredi matin à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Pour une troisième journée consécutive, les classes ont été perturbées par des «commandos spéciaux» qui ont forcé les étudiants à quitter leurs cours.
Des groupuscules d'une dizaine de manifestants se sont promenés de classe en classe, pour faire pression sur les étudiants et enseignants en discutant avec eux. La façon de procéder est la même depuis lundi. Les contestataires cagoulés restent dans les classes jusqu'à ce que l'enseignant décide de quitter et que la levée des cours soit décrétée.
Les gardiens de sécurité de l'université sont sur place lorsque les perturbations ont lieu, mais n'interviennent pas. La direction de l'UQAM a également refusé de demander l'intervention du SPVM.
«L'intervention policière massive ne nous intéresse pas au sens où l'on n'est pas en train de provoquer de réactions trop vives chez les étudiants et les professeurs. Ce qu'on fait plutôt c'est une surveillance, on fait une documentation de ce qui se passe. Lorsqu'il y des gestes d'intimidation et de violence qui sont posés, on les documente et à partir de cela j'ai des plaintes directes pour ces personnes-là » explique Diane Demers vice-rectrice à l'UQAM.
Contrairement à l'Université de Montréal qui a choisi de suspendre tous les cours de premier cycle des disciplines qui avaient voté pour la poursuite de la grève, l'UQAM préfère agir en faisant du cas par cas.
Le même scénario de perturbation risque de se reproduire au cours des prochaines journées.
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