Laval

La vérificatrice générale dévoile son rapport municipal

Première publication 12 septembre 2012 à 19h46
La vérificatrice générale dévoile son rapport municipal
Crédit photo : Agence QMI
La vérificatrice générale de Laval, Michèle Galipeau
Par Ghislain Plourde | Agence QMI

La vérificatrice générale de Laval, Michèle Galipeau, ne rend compte d'aucune anomalie dans les états financiers dans son rapport annuel. Elle recommande toutefois d'apporter des améliorations sur différents aspects de la gestion de la Ville.

Ce bilan de 2011, porte sur la gouvernance de la municipalité et ses organismes contrôlés. Le document comprend les analyses de la vérificatrice générale sur l'audit financier, l'audit de conformité des opérations avec les lois, règlements, énoncés de politiques et directives, ainsi que l'audit d'optimisation des ressources.

La vérificatrice a effectué aussi un suivi des initiatives souhaitées qui ont été formulées dans les dernières années.

Au niveau des audits des états financiers, la vérificatrice générale conclut que «les états financiers consolidés donnent une image fidèle de la situation financière de la Ville de Laval au 31 décembre 2011, conformément aux Normes comptables canadiennes pour le secteur public».

Conseils formulés

Sur le plan de l'audit de conformité des opérations, la vérificatrice générale a émis quelques avis. Dans un premier temps, elle demande à ce que le traitement des élus (rémunération et allocation) soit inclus dans le rapport annuel sur la situation financière qui paraît dans la presse locale comme c'est le cas pour le bulletin publié sur le site Internet de la ville.

D'autre part, elle conseille à tous les organismes qui ont touché au moins 100 000 $ en subventions municipales de remettre des états financiers qui font l'objet de vérifications. «Ce dossier-là a été très sensible lorsque je l'ai donné, il est pris très au sérieux», indique Michèle Galipeau qui possède un droit de vérification chez les organismes visés.

Cette année, quatre regroupements sur 19 n'ont pas fait cet exercice.

La vérificatrice lavalloise a également procédé à l'analyse du processus de tenue à jour du rôle d'évaluation. «L'environnement de contrôle entourant l'efficacité et l'efficience des processus est adéquat», indique-t-elle dans le rapport tout en précisant que son mandat, de cette année, n'était pas d'étudier la qualité du travail effectué lors de la confection des rôles d'évaluation, mais que cet exercice se ferait l'an prochain.

Suivi des propositions des années antérieures

La vérificatrice générale s'est penchée sur 96 recommandations émises au cours des dernières années. De ce nombre, 47 ont été fermées. Sur les 49 restantes, 18 sont en cours de réalisation. Parmi celles qui restent à être complétées, une dizaine s'applique à l'adjudication de contrats.

Le rapport de 2010 avait souligné quelques faiblesses dans les mécanismes de suivi en raison, notamment, d'un manque de politiques et de procédures. La vérificatrice générale est d'avis que la mise en place du nouveau Service des achats et de la gestion contractuelle viendra combler des lacunes.

Une autre remarque porte sur la sécurité du réseau informatique municipal, tandis qu'une dernière, formulée il y a trois ans, concerne l'inspection complète des modules de jeux du Service des loisirs, par une firme externe.

Réactions de l'opposition

Pour Robert Bordeleau, du Parti au service du citoyen (PSC), ce rapport n'a que très peu de portée. «À mon avis, c'est payé cher pour un document dont les conclusions n'ont pas de caractères contraignants. Quant à l'indépendance de la vérificatrice générale, permettez-moi d'en douter. On n'a qu'à penser à l'ex-vérificatrice générale (Martine Lachambre) qui a accédé à un poste à la haute direction», a-t-il conclu.

Pour le Mouvement lavallois (ML), il y a beaucoup à lire entre les lignes du rapport. Pour les membres du ML, Lydia Aboulian, David De Cotis, Emilio Migliozzi et Raynald Adams, «ce que la vérificatrice générale sous-entend est parfois aussi éloquent que ce qu'elle écrit», ont-ils affirmé en mentionnant que plusieurs questions restent en suspens notamment sur les organismes recevant des subventions d'au moins 100 000 $, sur la gestion des accès et droits d'accès aux technologies informatiques ainsi que sur les procédures d'appel d'offres.

 
 
 
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