Saint-Denis-sur-Richelieu

Médecin recherché

Première publication 12 septembre 2012 à 19h58
Médecin recherché
Crédit photo : Agence QMI
Par François C. Guevremont | Agence QMI

Après plus d'un an et demi, la Coopérative de santé de Saint-Denis-sur-Richelieu cherche toujours un médecin pour compléter l'équipe de sa clinique.

Deux médecins sont présentement en poste à temps partiel, se partageant 3000 dossiers et assurant le fonctionnement de la clinique. Des infirmières et d'autres spécialistes de la santé sont associés avec la clinique pour compléter l'offre de service.

D'après la coordonnatrice de la clinique, Andrée Bousquet, la difficulté de trouver un médecin n'est pas exclusive à Saint-Denis.

«C'est difficile pour toutes les cliniques au Québec de trouver un médecin, estime-t-elle. Le fait que nous soyons au bout du territoire du Centre de santé et de services sociaux ne change rien.»

Selon les observations de Mme Bousquet, il est difficile de recruter de jeunes médecins. En plus de devoir faire un certain nombre d'heures pour le CSSS, ils n'ont pas nécessairement la possibilité d'établir leur pratique où ils veulent. Mais il y a aussi le fait que la médecine de famille demande un plus grand engagement de la part du médecin, qui doit assurer un suivi auprès de ses patients.

«La médecine de famille, qui implique la prise en charge de patients, n'est pas très attirante pour les jeunes médecins, a soulevé Mme Bousquet. Ils préfèrent faire du sans rendez-vous, où ils ont seulement à voir les patients, sans avoir à assurer un suivi.»

Bouche à oreille

Malgré tout, la coopérative de santé continue ses démarches pour débusquer un médecin qui viendrait établir son bureau à Saint-Denis. Elle diffuse sur son site web une lettre à l'attention des médecins, vantant les avantages de pratiquer à Saint-Denis. La clinique multiplie aussi les chances de se faire connaître auprès des finissants en médecine et des médecins déjà actifs au Québec.

«Nous serons présents à un salon de l'emploi spécialement pour les médecins cet automne, a mentionné Mme Bousquet. Il faut être présent dans ces endroits-là. Mais les médecins, c'est surtout entre eux qu'ils se parlent. Il faut compter sur le bouche à oreille entre médecins.»

Les coopératives de santé du Québec ont aussi donné le mandat de faire connaître ce modèle de clinique à la Fédération des coopératives.

L'ajout d'un troisième médecin à la clinique permettrait de réduire la charge de travail des deux autres médecins. Mais l'ajout d'un médecin à l'équipe permettrait aussi de solidifier l'implantation de la coopérative, fondée il y a trois ans.

«Si on reste une grosse équipe, plus on devient une clinique intéressante, et plus des membres risquent de s'inscrire, a dit Mme Bousquet. En ayant plus de membres, il y a plus de chance qu'un médecin s'établisse à Saint-Denis-sur-Richelieu. Si la clinique ne s'était pas reformée en coopérative, elle aurait fermé ses portes.»

 
 
 
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