Accusé de fraude

Boisbriand ne veut pas payer la défense de l'ex-maire Poirier

Première publication 12 septembre 2012 à 20h37
Boisbriand ne veut pas payer la défense de l'ex-maire Poirier
Crédit photo : gracieuseté
Par Eric Mondou | Agence QMI

Le conseil municipal de la Ville de Boisbriand a décidé à la séance du 11 septembre de ne pas prendre en charge les frais juridiques de son ancien maire Robert Poirier qui fait face à des accusations d'abus de confiance, de fraude et de complot pour commettre une fraude.

Par cette décision votée à la majorité, M. Poirier a reçu le même traitement que la Ville avait réservé à l'ancienne mairesse Sylvie St-Jean, sur laquelle pèsent également des chefs d'accusation.

Même si la Loi sur les cités et les villes stipule que les municipalités doivent payer les frais juridiques de leurs anciens élus municipaux pour des actions commises dans le cadre de leur fonction, Marlene Cordato, mairesse actuelle de la Ville, estime qu'il est impensable de dissocier les deux affaires.

«On parle de dossiers très similaires. D'autant plus que la décision rendue en mai dernier par la Cour supérieure à l'égard de Sylvie St-Jean nous était favorable», a indiqué Mme Cordato faisant référence au jugement dans lequel Mme St-Jean avait été déboutée.

La mairesse Cordato a également souligné que cette décision, contrairement à ce que certains peuvent en croire, n'est nullement politique et partisane.

Maire de Boisbriand entre 1998 et 2005, Robert Poirier a été arrêté le 26 avril 2011 par l'escouade Marteau de la Sûreté du Québec dans le cadre du projet Fiche.

Selon les résultats d'une enquête de la Sûreté du Québec, un système aurait été mis en place afin de favoriser certaines firmes pour le partage de contrats lucratifs octroyés par la Ville tout en fournissant des avantages à certains anciens élus de Boisbriand en échange de décisions favorables dans l'attribution de contrats.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.