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Les jeunes lisent, mais ne sont pas des fervents des bibliothèques, ils fréquentent des lieux culturels près de chez eux et leurs enseignants ont une influence déterminante sur leur participation.
C'est ce que révèle l'étude La participation culturelle des jeunes à Montréal - Des jeunes culturellement actifs, dont les résultats ont été dévoilés jeudi.
Souhaitant savoir à quoi carburent les jeunes en matière culturelle, Culture Montréal a mandaté l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) l'an dernier pour qu'elle réalise un portrait de la situation.
Culture Montréal voulait ainsi mieux comprendre les raisons qui incitent les jeunes à adopter une activité culturelle, le rôle de la culture dans leur développement et les impacts des nouvelles technologies sur leurs pratiques. L'organisme voulait privilégier une approche sociale au détriment de l'angle économique habituel.
Selon Culture Montréal, l'étude de 177 pages démontre l'intérêt des jeunes montréalais à l'endroit de la culture, bien que la relève soit souvent perçue par les diffuseurs et producteurs artistiques comme un «non-public».
Ainsi, les principales conclusions tendent à démontrer un éclatement des pratiques culturelles chez les jeunes et l'émergence de nouvelles activités, comme le «tricot graffiti», qui consiste à revêtir le mobilier urbain avec de la laine.
La proximité est déterminante chez les jeunes en ce qui a trait aux lieux culturels qu'ils vont fréquenter. Ces dernières années, Montréal a voulu regrouper l'offre culturelle en développant le Quartier des spectacles, une vision que n'embrassent pas les jeunes consultés, plusieurs déplorant la concentration des activités au centre-ville.
L'étude dit aussi que le corps professoral joue un rôle clé dans la participation culturelle de la relève, chez qui le numérique est par ailleurs bien implanté et utilisé de façon «réfléchie».
Autre mythe qui est déboulonné: les jeunes lisent, mais en dehors du parcours scolaire ils sont moins friands des bibliothèques.
Contrairement aux générations précédentes, ils ne se jettent pas dans les bras de la télévision, un médium qu'ils délaissent «massivement».
Dans un éditorial publié le 13 septembre, deux semaines avant le dévoilement de l'étude, Culture Montréal invitait divers milieux à tendre la main aux jeunes.
«Nous devons désormais placer la participation culturelle des jeunes au centre de nos préoccupations; elle doit être considérée comme un enjeu de société qui interpelle non seulement les milieux culturel et scolaire, mais un ensemble d'acteurs issus de secteurs diversifiés : milieu des affaires, municipalités, organismes d'intégration sociale et de développement local, centres de la petite enfance, regroupement jeunesse, loisirs culturels et communautaires, sans oublier les associations de parents et les familles.»
Selon l'organisme, les résultats permettent de «mieux outiller les différents intervenants ainsi que les pouvoirs publics sur la question de la participation culturelle citoyenne».
Une table ronde sur la participation culturelle des jeunes à Montréal aura lieu le 24 octobre à la Maison de la culture Maisonneuve, de 9h à 12h.
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