Échangeur Turcot

Cure minceur demandée

Première publication 4 octobre 2012 à 15h17
Cure minceur demandée
Crédit photo : archives TVA Nouvelles
Une coalition réclame une cure minceur au gouvernement péquiste pour le projet du nouvel échangeur Turcot, dont les coûts devraient s'élever à 3 milliards $ et la reconstruction doit se poursuivre jusqu'en 2018.
Par Jean-François Villeneuve | Agence QMI

Une coalition réclame une cure minceur au gouvernement péquiste pour le projet du nouvel échangeur Turcot, dont les coûts devraient s'élever à 3 milliards $ et la reconstruction doit se poursuivre jusqu'en 2018.

La coalition Mobilisation Turcot, qui regroupe des organisations communautaires, des institutions, des élus et de citoyens de l'arrondissement du Sud-Ouest de Montréal, a présenté jeudi au Ministère des Transports du Québec (MTQ) un document contenant ses principales recommandations.

Volontairement succincte, la brochure de 16 pages propose cinq améliorations qui pourraient être apportées au projet déjà sur la table et approuvé par le précédent gouvernement, une option qui permettrait de couper les coûts de moitié et de réduire la période des travaux.

«Présentement, il y a beaucoup d'extras, a souligné Shannon Franssen, porte-parole de Mobilisation Turcot. Il y a plusieurs choses qui n'ont aucun sens.» Elle cite en exemple le désir de la coalition de mettre en veilleuse la reconstruction de l'autoroute Ville-Marie à l'est de l'échangeur, qui serait en bon état selon elle.

Déplacement des voies ferrées

Un autre point apporté par la coalition consiste en le déplacement des voies ferrées du Canadien National (CN) dans la cour Turcot.

«Cher et inutile», selon Mme Franssen. «Ils devraient les laisser telles quelles et, en plus, l'entente avec le CN n'est pas évidente.»

Elle soutient que la seule raison pour laquelle les rails seront déplacés est le développement immobilier dans le secteur, qui ne pourra jamais compenser les coûts engendrés, selon elle. «Les modifications proposées feront épargner 1,5 milliard $ et réduiront de deux ans le chantier.»

Elle croit que le gouvernement Marois aurait avantage à étudier les alternatives mises de côté par les libéraux «afin d'éviter un désastre économique et environnemental» dans ce dossier.

Convaincue d'avoir une oreille attentive dans l'entourage du nouveau ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, Mme Franssen estime qu'il est encore temps de changer les plans à moins d'un an du début des travaux.

«On sait qu'il y a des personnes qui ont pris position contre le plan de l'ancien gouvernement, des gens qui connaissent le dossier», a-t-elle poursuivi.

Mobilisation Turcot n'a toutefois pas encore communiqué directement avec le gouvernement péquiste. La coalition espère qu'une rencontre citoyenne se tiendra bientôt.

 
 
 
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