
Maya Croteau garde encore aujourd'hui les séquelles d'un incendie qui aurait pu l'emporter à tout jamais, en mai 2004. Alors qu'elle avait six ans, Maya et son frère de deux ans ont été secourus du logement qu'ils habitaient à Montréal-Nord par leur propre mère.
(Maya, huit ans plus tard, TVA Nouvelles)
Maya a été brûlée sur 22% de son corps, mais au-delà de l'épreuve physique, l'épreuve psychologique qu'elle a dû affronter était encore plus grande. Sa mère Maryse, qui avait 24 ans est morte 26 jours après le brasier à l'unité des grands brûlés du CHUM. «Elle était amputée de partout. Elle était brûlée sur 86% de son corps» explique la jeune femme.
L'incendie a été causé par un feu de cuisson et a embrasé rapidement l'appartement. «Ç'a formé des gaz, puis quand elle a ouvert la porte, bien, ça a explosé» explique Pierre Croteau, grand-père de Maya.
Maya Croteau a surmonté les blessures physiques et psychologiques. Elle est demeurée 6 mois à l'hôpital Sainte-Justine et de nombreux mois en réadaptation.
Aujourd'hui, six ans plus tard, elle apprend à vivre avec ses différences. «Peu importe ce qu'on peut avoir, il y a toujours pire, tout le temps. C'est impossible qu'il y ait pas pire. Il faut rester fort.»
-D'après un reportage d'Harold Gagné
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