Allégations contre l'administration Tremblay

La Fraternité des policiers mal à l'aise

Première publication 9 octobre 2012 à 09h03
Mise à jour : 9 octobre 2012 à 18h41
Agence QMI

Après les fracassantes révélations faites à la commission Charbonneau, la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM) éprouve un « sérieux malaise » à l'idée que le Service de police de la Ville de Montréal (SVPM) soumette ses orientations et ses budgets à l'administration du maire Tremblay.

C'est du moins ce qu'a déclaré le président de la Fraternité, Yves Francoeur, dans un communiqué publié mardi matin. Selon lui, «il y a un problème de principe à ce que le SPVM vienne énoncer ses priorités devant une commission de la sécurité publique contrôlée par un parti (Union Montréal) qu'on allègue corrompu».

Accusant «le contexte de la crédibilité zéro» d'Union Montréal, le président a ajouté qu'il avait aussi « de la misère [...] avec le fait que les budgets du SPVM soient sous le contrôle de cette administration ». Il craint que cette situation «soit dommageable pour l'image des policiers et policières».

M. Francoeur croit aussi que les partis d'opposition au conseil municipal et l'ensemble des membres de la commission de la sécurité publique devraient aussi se pencher sur ce qu'il qualifie d'incongruité. Le président exhorte d'ailleurs les ministres de la Sécurité publique et des Affaires municipales à «réfléchir à cette situation» et à prendre les mesures que ceux-ci jugeront appropriées.

Lors de sa comparution à la Commission Charbonneau, la semaine dernière, l'entrepreneur Lino Zambito a affirmé qu'Union Montréal touchait 3% du montant des contrats de construction octroyés par la Ville.

Selon M. Zambito, entrepreneurs, fonctionnaires et mafieux seraient partie prenante d'un stratagème qui aurait permis aux entrepreneurs d'établir le prix des offres à des niveaux artificiels et non concurrentiels.

Plus tard mardi, le bureau du maire a réagi par la voix de Claude Trudel, président de la commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal, qui a demandé à M. Francoeur de se rétracter.

Le SPVM a l'«indépendance nécessaire»

La direction du SPVM a aussi tenu a répondre à ces affirmations de la Fraternité.

Elle a affirmé par communiqué qu'elle «a l'indépendance nécessaire à l'exécution de sa mission».

Le SPVM a ajouté «que ses orientations stratégiques, ses priorités organisationnelles et son budget à la Commission de la sécurité publique font l'objet de séances de travail et de séances publiques, le tout conformément à la Charte de la Ville de Montréal».


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