
Louise Harel, chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, déposera une motion de blâme contre le parti du maire Gérald Tremblay pour son «manque de responsabilité totale».
Mme Harel dénonce encore une fois «l'aveuglement volontaire» du maire et partage l'inquiétude d'Yves Francoeur, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, qui ne voit pas comment le budget du SPVM peut être soumis à une commission sur la sécurité publique «contrôlée par un parti (Union Montréal) qu'on allègue corrompu».
La chef de Vision Montréal dit comprendre et partager le malaise de M. Francoeur, mais surtout celui de tous les Montréalais, qui paient chaque année, 700 millions de dollars, à même les taxes foncières pour le SPVM.
L'entrepreneur Lino Zambito a affirmé à la commission Charbonneau que le parti du maire Tremblay touchait 3% du montant des contrats de construction octroyés par la Ville.
Ce que Louise Harel demande, c'est que les élus retirent leur confiance en l'administration Tremblay. «Les élus de la majorité, en leur âme et conscience, auront à décider s'ils renouvellent leur confiance dans le maire Tremblay», a-t-elle précisé.
Elle souhaite aussi que la commission de la sécurité publique abolisse la politique de secret imposée par le gouvernement provincial, voulant que les rencontres se déroulent à huis clos. L'opposition et l'ensemble des Montréalais n'ont donc pas accès aux discussions du groupe restreint d'élus qui y siègent.
Vendredi dernier, une motion de censure (non-confiance) a aussi été déposée par Projet Montréal, la deuxième opposition à l'hôtel de ville, à la suite des révélations faites à la commission Charbonneau.
«Malheureusement, il n'existe pas de moyens de démettre un maire de ses fonctions dans le cadre légal actuel. Cependant, nous croyons qu'il est temps que le conseil municipal prenne acte des témoignages de la commission Charbonneau et indique clairement son bris de confiance envers Gérald Tremblay», a affirmé Alex Norris, conseiller du Mile-End et représentant de Projet Montréal, par communiqué.
Les élus des trois partis seront appelés à voter sur cette motion le 22 octobre prochain. Dans le cas d'un vote favorable, le maire Gérald Tremblay ne pourrait pas, automatiquement, être démis de ses fonctions. Richard Bergeron exprime par contre que cela pourrait envoyer un message clair, autant à la population qu'au maire, si les élus votaient le retrait de leur confiance au maire.
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