Congrès général de Vision Montréal

Comment rétablir la confiance envers les élus?

Première publication 13 octobre 2012 à 15h45
Agence QMI

Des panélistes parmi lesquels les députés et ex-policiers Jacques Duchesneau et Guy Ouellet ont mis de l'avant des pistes d'action afin de regagner la confiance des citoyens envers leurs élus, lors d'une table ronde organisée par le parti Vision Montréal à l'occasion de son congrès général, samedi à Montréal.

Dans la foulée des révélations de la commission Charbonneau et d'incidents comme l'intervention musclée d'une policière du SPVM dévoilée cette semaine, plusieurs élus municipaux ont déploré lors de ce congrès la montée d'un certain cynisme chez les citoyens et une baisse de confiance envers l'administration municipale.

André Normandeau, directeur du Centre de criminologie de l'UdeM, Jacques Duchesneau, député et ex-directeur du SPVM et Guy Ouellet, ex-policier de l'escouade Carcajou et député, étaient les trois invités de la table ronde.

Commissaire à l'éthique et unité d'enquête

Afin de lutter contre la collusion et la corruption, ils ont proposé la création d'un poste de commissaire à l'éthique et à l'intégrité et d'un groupe de recherche académique pour mieux comprendre la façon d'identifier les failles du système.

Les panélistes estiment qu'il faudrait aussi donner plus de pouvoir au vérificateur général et mettre à contribution le Service de police de la Ville de Montréal.

«À l'instar de la ville de New York, la création d'une unité d'enquête permanente formée de policiers-enquêteurs triés sur le volet et formée en matière de crimes économiques est plus que jamais essentielle», a suggéré André Normandeau.

Des moyens qui pourront être mis à profit afin de resserrer les mesures de surveillance. Dressant le bilan des outils dont disposent les forces policières depuis les dernières années, Guy Ouellet a estimé que les mesures de surveillance devraient être resserrées auprès des fournisseurs qui veulent appliquer sur des contrats publics.

«C'est un processus de vérification d'intégrité de la personne, de sa compagnie, pour vérifier les antécédents judiciaires, cinq ans en arrière, les antécédents judiciaires dans d'autres pays, si la personne est de bonnes mœurs, ses fréquentations, si la personne a une probité, tout ce qui est de l'impôt», a précisé M. Ouellet.

Toutefois, la présence d'un véritable chef demeure la clé de voûte d'une telle réorganisation, a fait valoir Jacques Duchesneau.

«Mais d'abord et avant tout, ce que ça prend c'est un chef d'orchestre digne de ce nom parce que toutes les mesures que je vous ai données n'ont aucun sens s'il n'y a pas un leadership pour brasser les choses et dire : je prends la situation en main et je m'en occupe», a-t-il insisté.

Avec la collaboration de Véronique Prince

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