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Pour lutter contre la pauvreté, la société doit être solidaire, dépourvue de préjugés et redéfinir son économie, selon le collectif.
Lors de la conférence «Pour que la solidarité mette fin à la pauvreté», dimanche, l'auteur-compositeur-interprète Dan Bigras a pris la parole, avec cynisme et humour.
Il a souligné qu'ensemble, «on constitue une force. Si on commence par se regarder sans porter de jugement, on se rassemble, et on devient beaucoup plus difficile à contourner. On a accepté progressivement l'inacceptable au cours des dernières années. Maintenant, il faut "désaccepter" progressivement.»
La chercheuse Vivian Labrie, conférencière lors de l'événement, s'est demandée «comment se fait-il qu'on tolère autant de pression à l'avantage d'une minorité, qui est déjà sortie d'affaires? Pour que l'humanité se survive à elle-même, on aura un cap à franchir au cours du prochain siècle. Il faudra revisiter nos idées reçues sur l'économie pour agir plus justement.»

La députée de Québec Solidaire, Françoise David (Crédit photo: Agence QMI)
Julien Boal, leader du théâtre participatif et fils du fondateur du théâtre de l'opprimé, a souligné de son côté qu'il y a plusieurs alternatives et solutions à l'oppression. «Et c'est la même chose pour la pauvreté. Il y a des alternatives, et plusieurs autres mondes sont possibles. Mais les solutions ne viendront pas des experts, elles viendront des pauvres eux-mêmes», a-t-il assuré.
La députée de QS, Françoise David, assistait à l'évènement, afin d'apporter «la solidarité de Québec solidaire à ces mouvements de lutte contre la pauvreté».
Selon elle, la part gouvernementale dans cette lutte passe par l'éducation et les soins de santé accessibles à tous, la construction de 50 000 logements sociaux dans les cinq prochaines années, et un revenu minimal garanti de 12 000$ par adulte.
«Il faut que les gens arrêtent de se demander, le matin, comment ils vont faire pour se rendre jusqu'au soir, a dit Mme David. Ça les rend malades, ça leur fait consommer des milliers d'antidépresseurs, payés par l'État. Investir dans la lutte contre la pauvreté, en dehors du fait que c'est bien pour les personnes qui en bénéficient, c'est payant pour une société, à plus ou moins long terme.»
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