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Le conseiller d'opposition de Saint-Jean-sur-Richelieu Alain Laplante met en demeure neuf de ses collègues ainsi que le maire, pour leur décision de ne pas payer ses frais de défense dans l'affaire judiciaire l'opposant au maire Gilles Dolbec.
Le maire Dolbec poursuit le conseiller Laplante pour des propos qu'il a tenus en marge des arrestations de l'UPAC, le 21 juin dernier. Le maire lui réclame 200 000$ pour atteinte à la réputation.
Lors du conseil municipal du 1er octobre, neuf conseillers ont voté pour que la municipalité ne paie pas les frais de défense de M. Laplante dans ce litige, tandis que trois autres élus ont voté contre la résolution, incluant M. Laplante.
Avec ces mises en demeure, le conseiller souhaite que les élus reconsidèrent leur décision. «Ils s'attaquent à mes droits et à ma sécurité financière. Je crois que leur but est plus de me nuire que de rétablir la réputation du maire Dolbec. Je leur donne une deuxième chance de voter», a dit le conseiller.
Les élus devront voter à nouveau sur le remboursement des frais de défense du conseiller lundi soir, au conseil municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Dans la mise en demeure envoyée au maire, M. Laplante et son avocat demandent à M. Dolbec de ne pas participer ou influencer ce vote, car selon eux, il est en conflit d'intérêts en étant le poursuivant dans le dossier.
Si les conseillers décident de payer les frais de défense du conseiller Laplante, ce dernier affirme qu'il abandonnera les poursuites envers ses collègues.
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