
![]() |
Un homme a découvert une centaine de carcasses de porcs en décomposition dans une immense fosse dissimulée dans un secteur boisé de Sainte-Élisabeth, dans la région de Lanaudière, a-t-on appris mercredi.
Il était en train de se promener avec son chien lorsqu'il a remarqué un attroupement d'oiseaux charognards qui survolaient un point précis.
«C'est dégueulasse, tu ne fais pas ça dans la nature», a-t-il commenté, en souhaitait garder l'anonymat.
(Anonyme, MonTopo)
Les cadavres, empêtrés dans la boue, reposaient dans une cavité qui semblait avoir été spécifiquement creusée pour ça. Une forte odeur de putréfaction s'en dégageait.
Le Journal de Joliette a tenté par deux fois d'aller constater l'étendue du problème, mais des gens qui surveillaient visiblement les lieux l'en ont empêché.
Le MAPAQ alerté
Toutefois, de nombreux oiseaux charognards survolaient encore les lieux. Le promeneur a prévenu le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).
«Ce n'est pas normal d'agir ainsi, c'est dangereux pour les cours d'eau et la nappe phréatique», a-t-il déclaré.
Le propriétaire de la porcherie la plus près du charnier n'avait pas retourné les appels mercredi après-midi.
«Nous ne pouvons cautionner un tel geste», a dit Claude Laflamme, de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de Lanaudière, ajoutant que chaque producteur est responsable de la manière dont il dispose des restes d'animaux morts et que l'UPA ne se porterait pas à la défense du fautif en cas de sanctions.
La Ville de Sainte-Élisabeth a exprimé sa surprise et son dégoût face à la situation et a promis de mener sa propre enquête.
Si le responsable de ce charnier n'avait pas encore été formellement identifié, mercredi, l'auteur de la macabre découverte a souligné qu'il n'y a qu'une seule ferme porcine dans les environs.
Maurice Lamontagne, qui agit comme directeur adjoint à la direction de l'inspection des viandes au MAPAQ, a confirmé du bout des lèvres que le dossier faisait l'objet d'une enquête très sérieuse de la part du ministère, mais s'est refusé à tout commentaire sur cette affaire.
Il a toutefois précisé que les producteurs doivent s'en tenir à un protocole très strict quand arrive le moment de se débarrasser des carcasses d'animaux. Deux options sont possibles, soit la récupération, soit l'enfouissement.
«Il peut arriver que par un souci d'économie, le producteur décide d'enfreindre les règles et enfouisse les animaux de manière inadéquate», a reconnu M. Lamontagne. Mais il a assuré que la très grande majorité des producteurs agricoles font appel à des compagnies d'équarrissage.
«L'enfouissement ne se produit que dans des cas très spécifiques», a-t-il dit.
En cas d'infraction, les éleveurs s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 $, et jusqu'à 45 000 $ en cas de récidive.
|
Biodôme de Montréal Entraîner les animaux pour réduire leur stress |
|
Intervenants de la DPJ Renvoyés pour négligence |
|
Maison louée par le directeur du CHUM Son propriétaire sous enquête pour corruption |
|
Place du Canada Des Montréalais fêtent les patriotes |
|
Une première à Montréal Une résidence privée tente d'obtenir la certification LEED Platine |
|
Montréal Une rue pour Gary Carter |