Technologie

Communauto épouse la carte Opus

Première publication 17 octobre 2012 à 15h24
Communauto épouse la carte Opus
Crédit photo : Étienne Laberge, Agence QMI
Par Étienne Laberge | Agence QMI

Les abonnés du service de partage automobile Communauto qui possèdent une carte Opus, pourront désormais avoir accès à un véhicule simplement en passant leur carte au-dessus du pare-brise.

Le dispositif est unique à la métropole. Après avoir localisé le véhicule de partage dans le stationnement, l'usager n'a qu'à sortir sa carte opus et l'approcher d'un lecteur électronique situé dans le véhicule, sous le pare-brise du côté conducteur.

Un signal déverrouille alors les portières, tout en désamorçant l'antidémarreur. Ne reste plus qu'à prendre le volant et appuyer sur l'accélérateur.

«Quand on a annoncé la carte Opus il y a une dizaine d'années, on avait dit que la carte était remplie de potentiel, a commenté Michel Labrecque, président de la STM, se rapportant aux multiples utilisations du système. Ça illustre la polymobilité de la carte».

Coût nul pour la STM

Les usagers n'ont pas à craindre que cet investissement mène à une augmentation du titre mensuel de la carte. Les coûts ont été assurés par l'entreprise privée de partage de véhicule.

«Nous devions changer les ordinateurs dans nos véhicules, a expliqué Benoit Robert, président de Communauto. Nous en avons donc profité pour installer un système compatible avec celui de la STM».

Pour l'instant, il s'agit d'un projet pilote qui s'étendra jusqu'en février 2013. Une cinquantaine de voitures sont équipées du système haute technologie.

Si les résultats sont concluants, Communauto souhaite étendre ce type d'accès à l'ensemble de ses 1200 véhicules.

Pour abandonner la voiture

Paradoxalement, l'objectif de ce partenariat entre le transporteur et Communauto est de pousser les automobilistes à abandonner leur automobile.

«Plus on est en mesure de faciliter l'accès au partage de véhicule, plus c'est facile de convaincre un ménage de renoncer à la propriété d'un véhicule ou de ne pas remplacer une auto qu'il possède déjà», indique M.Robert.

Il cite une étude de l'École Polytechnique de Montréal qui démontrait qu'une famille abonnée à l'autopartage utilise quatre fois moins l'automobile qu'une autre qui en possède une.
 
 
 
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