
Le parti de Richard Bergeron, Projet Montréal, a officiellement lancé sa campagne électorale, lors de son Conseil général, dimanche.
Les membres en ont profité pour discuter de la plateforme et du programme, des comités existants, et de l'état de l'avancement de leurs travaux, et pour faire un bilan de l'année 2012.
«On mènera une campagne qui essaiera de donner de l'espoir aux Montréalais, a affirmé Raymond Guardia, directeur de campagne pour Projet Montréal. Non seulement nous ferons une campagne qui critiquera ce qu'on connaît tous, mais, vraiment, qui présentera des solutions concrètes, des projets concrets, et pour faire de notre ville quelque chose de beaucoup mieux que ce qu'on a vécu durant les dix dernières années.»
(Photo Agence QMI)
M. Guardia a réitéré qu'une réforme de la gouvernance de Montréal constituait une des positions fondamentales du parti, «mais il faut miser aussi sur un projet urbain, a-t-il ajouté. Il y a toute une dimension urbaine qui doit être développée. À un moment donné, on va régler ces problèmes de corruption et on va passer à autre chose.»
Les prochaines semaines seront donc nécessairement occupées pour Richard Bergeron, qui devrait «commencer à dévoiler un certain nombre de projets».
La politologue Janine Krieber, vice-présidente de la Commission politique du parti, a animé la première partie du Conseil.
Janine Krieber (Photo Agence QMI)
«Projet Montréal, c'est un parti militant, et ce sont les militants qui le font, a-t-elle souligné. Les objectifs de la Commission politique de Projet Montréal, c'est organiser constamment le programme politique, et qui reconnaît que c'est quelque chose qui évolue toujours avec l'actualité, l'air du temps, et les préoccupations qu'on a au jour le jour.»
Mme Krieber a fait l'exposé des quelques comités du parti, dont le comité de gouvernance, qui travaille déjà sur une réforme de la gouvernance de Montréal, l'objectif premier de Projet Montréal. Un projet de comité sur Montréal comme ville nordique a aussi été évoqué. « Il faut savoir comment apprivoiser l'hiver, a-t-elle souligné. Il y a une pensée derrière les villes qui vivent avec de la neige. Il faut penser à des sentiers de ski de fond, à une aire de jeu hivernale, et au déneigement.»
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a rendu public dimanche «Le déclin de Montréal», un document de près de 80 pages dans lequel il fait un bilan des dix dernières années de l'administration Tremblay.
Il a présenté certaines données que son parti a recueillies et compilées concernant entre autres l'exode des familles, la congestion, le transport collectif, la pauvreté et le chômage.
«Je propose ce bilan comme un document de réflexion, afin de savoir ce que l'administration a dit et fait dans les dix dernières années dans chacun des domaines les plus critiques de Montréal, a indiqué savoir Richard Bergeron. Par effet miroir, on en déduit des pistes à partir desquelles on peut bonifier notre programme.»
M. Bergeron a assuré que ce bilan est basé sur des critères objectifs, constitués de six éléments d'analyse : la démographie, l'habitation, les transports privés, le transport collectif, l'économie et les questions sociopolitiques.
À propos de la croissance de la population montréalaise au cours des mandats de Gérald Tremblay, Richard Bergeron a souligné l'important exode des familles vers les banlieues.
«L'administration Tremblay a réussi à convaincre une famille sur sept à ne pas quitter Montréal, a-t-il affirmé. Ça, c'est six sur sept qui sont parties. Autant de Montréalais quittent parce que Montréal n'offre pas de réponse à la nouvelle étape dans leur cycle de vie.»
En ce qui a trait au transport, Projet Montréal a fait l'analyse de plusieurs données sur la croissance du parc automobile depuis 1986, le coût de l'essence et le nombre de décès sur les routes depuis 2007. «Il y a deux fois plus de risque de mourir en auto à Montréal qu'en banlieue», a spécifié M. Bergeron.
Il a, de plus, vivement critiqué la Charte du piéton publiée en 2006 par l'administration actuelle. «Gérald Tremblay s'est dit : ''il y a trop de piétons qui se font tuer, alors je vais leur donner des contraventions''! a-t-il lancé sur un ton humoristique. Plutôt que d'assurer la sécurité des piétons, il leur a serré la vis.»
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