«Le roi du taudis»

Di Giambattista sur une liste noire

Première publication 15 novembre 2012 à 20h17
Di Giambattista sur une liste noire
Crédit photo : archives, Agence QMI
En avril 2012, à la suite d'une enquête de TVA Nouvelles, on apprend que des logements d'une insalubrité extrême et appartenant aux Di Giambattista sont occupés.
Par Emmanuel Delacour | Agence QMI

Le tristement célèbre propriétaire récalcitrant Claudio Di Giambattista est le premier à figurer sur une nouvelle liste noire de la Ville de Montréal.

Celui qui est surnommé le «roi du taudis» est désormais répertorié sur la «Liste des bâtiments visés par un avis de détérioration inscrit sur le registre foncier».

Cette nouveauté, mise en place par la Ville de Montréal, répond à une demande des comités logement de Montréal à l'effet de lier les amendes aux immeubles, pour éviter notamment de tout recommencer en cas de vente. Toutefois, cette nouveauté ne s'applique uniquement qu'envers des propriétaires récalcitrants.

En espèce, les Giambattista, ou d'éventuels acheteurs de l'immeuble auront un avis de détérioration au registre foncier tant et aussi longtemps qu'ils n'obtiendront pas de la Ville un avis de régularisation. De plus, est rendue publique la liste de toutes les défectuosités de l'immeuble et les infractions s'y rattachant.

Mesure devenue nécessaire

«C'est une application stricte de ce que nous recommandons depuis plusieurs années», a affirmé André Trépanier, responsable des droits des locataires au Comité d'action de Parc-Extension (CAPE).

Cette mesure était de rigueur pour les cas extrêmes tels que celui de M. Di Giambattista, a-t-il ajouté. En effet, reconnu à plusieurs reprises d'avoir enfreint la réglementation de la Régie du logement, le propriétaire a toujours refusé d'effectuer les réparations nécessaires à ses immeubles situés au 785 Ball et au 7911 Outremont. Les bâtiments résidentiels ont d'ailleurs été évacués d'urgences par la Ville de Montréal en 2012, ayant précédemment été jugés «impropres à l'habitation» par les inspecteurs de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Par ailleurs, les membres du CAPE demandent à ce que le 8151 Stuart, autre immeuble des Di Giambattista évacué en novembre 2011, reçoive aussi un avis de détérioration au registre foncier.

La saga Di Giambattista

En avril 2012, à la suite d'une enquête des journalistes de TVA Nouvelles, on apprend que des logements d'une insalubrité extrême et appartenant aux Di Giambattista sont occupés par des locataires impuissants face à leurs propriétaires.

En mai 2012, après une inspection de la part des services de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, les immeubles du 785 Ball et du 7911 Outremont sont évacués d'urgence.

Le 4 juillet 2012, Claudio Di Giambattista est expulsé d'une salle d'audience de la Régie du logement à cause de son tempérament explosif.

Le 8 août 2012, il est condamné à verser à cinq locataires des sommes entre 5700 et 9000 $, pour un total de 34 000 $.

Le 22 octobre 2012, il est convoqué à la cour municipale de la Ville de Montréal. Le juge Brière prévoit alors deux journées d'audience pour régler ce dossier et M. Di Giambattista reçoit l'ordre de se représenter en cour les 20 mars et 11 avril 2013. Encore une fois, lors de cette comparution du 22 octobre, le propriétaire fait preuve d'un caractère soupe au lait et invective le juge.
 
 
 
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