Pour le 375e anniversaire de la métropole

Transport électrique: Le tramway-Bergeron en 2017

Première publication 21 novembre 2012 à 21h38
Transport électrique: Le tramway-Bergeron en 2017
Crédit photo : archives Agence QMI
Par Étienne Laberge | Agence QMI

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, est en campagne électorale un an avant la tenue du scrutin. Mercredi, il expliquait aux ingénieurs de demain (et électeurs...) l'importance de ressusciter le tramway qui sillonnait jadis Montréal sur 500 km.

Le projet version Richard Bergeron serait plus modeste. À peine 37 km. De ce lot, 13 seraient opérationnels à temps pour les festivités du 375e anniversaire de la métropole prévu en 2017.

Concrètement, l'aspirant maire veut réussir où son prédécesseur, Gérald Tremblay, a échoué.
«Le tramway participe à une nouvelle manière de voir et de concevoir la ville», a-t-il expliqué devant 50 étudiants de l'École des technologies supérieures (ÉTS).

Tout comme on concevait les centres urbains au temps d'Alexandre Le Grand, le tramway pourrait concourir à développer les quartiers. À faire des arrondissements «des espaces de rencontres et d'échanges à l'échelle humaine», a-t-il dit.

Mettre l'auto de côté

Durant son discours devant la prochaine élite québécoise, Richard Bergeron n'a pas ménagé son auditoire, surtout les habitués de l'automobile.

«Si vous croyez que la construction du Quartier des spectacles a dérangé la circulation, préparez-vous à bien pire avec la mise sur pied du tramway!», a-t-il lancé.

Il ajoute qu'une fois bien expliqué aux citoyens, le train électrique sera leur fierté. Après tout, 150 villes du monde ont réintégré ce mode de transport. De toute façon, la voiture, «un formidable outil de destruction des villes», ne saura assurer la fluidité de la métropole.

Des avantages, mais un prix

Empreinte environnementale du tramway: zéro ou presque. Coûts d'entretien moindre qu'une flotte d'autobus équivalente. Tout semble rose, sauf le prix.

Près de 1,3 milliard $ pour les premiers 13 km.

Le deuxième obstacle à sa construction est la manière nord-américaine d'envisager les déplacements, qui riment souvent avec parechoc à parechoc.

«Le centre-ville de Strasbourg n'était qu'un éternel bouchon, du matin au soir, en 1990. La ville étouffait! Voyez ce qu'elle est aujourd'hui. Il faut profiter de leur expérience.»

Roulera, roulera pas, l'idée fait rêver. Mais le projet semble bien loin dans un contexte de crise économique mondial. Il soutien toutefois que la volonté d'un seul homme peut faire toute la différence.

 
 
 
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