Hôpital Saint-Joseph de Lachine

La décision annulée: pas de lits supprimés

Première publication 9 janvier 2013 à 13h11
Mise à jour : 9 janvier 2013 à 18h23
La décision annulée: pas de lits supprimés
Crédit photo : archives Agence QMI
TVA Nouvelles

L'Hôpital Saint-Joseph de Lachine ne supprimera finalement pas les dix lits de son aile de gériatrie. La décision qui soulevait la grogne des médecins a finalement été annulée par le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Les dix lits devaient fermer au cours des prochains jours quand les patients âgés auront une place dans un CHSLD.

Selon le ministre, étant donnée la situation actuelle avec les urgences de la province qui débordent ainsi que le nombre fulgurant de patients malades, il n'est plus question fermer les dix lits, pour l'instant. Toutefois, cette décision laisse croire qu'on pourrait quand même fermer les lits éventuellement.

«Je pense qu'on a besoin de tous les lits disponibles à cette période de l'année sur l'île de Montréal où on observe une congestion des urgences. Alors, ce n'est surtout pas le temps de faire ça à ce moment-ci d'autant plus qu'il y a une démarche en cours pour voir quel est le rôle de l'hôpital Lachine et comment on peut utiliser l'hôpital Lachine pour offrir de meilleurs services à la population», a affirmé le ministre.

Le ministre Hébert a voulu se faire rassurant et a également affirmé qu'on ne planifiait pas non plus la fermeture prochaine de l'hôpital.

Pour le Dr Paul Saba, chef des médecins de cet hôpital affilié au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), cette suppression des lits était une forme déguisée de fermeture du centre hospitalier. Il dénonce également le fait qu'en 2008, on avait plutôt prévu d'augmenter le nombre de lits.

«C'est le 26 novembre 2008 et vous voyez trois signatures qui représentent le ministre de la Santé, l'Agence et le CUSM. Ça, c'est un contrat signé. Ils ont l'obligation de le respecter», explique le Dr Saba.

Le CUSM accuse un déficit de 115 millions de dollars pour 2012-2013. Le Dr Saba confirmé que c'est en raison de ce gouffre financier qu'on a décidé de ne pas respecter le contrat et de couper les dix lits.

Du côté de la direction, on affirme que les coupes dans les lits n'avaient rien à voir avec ce déficit.

«C'est sûr qu'il y a un problème financier dans la mesure où ces lits-là ne sont pas financés, car ils doivent être placés ailleurs par l'Agence de la santé de Montréal. Dans ce contexte, on travaille avec l'Agence pour que les patients soient dans des lits de CHSLD, de ressources communautaires où ils vont recevoir les meilleurs soins», soutenait Richard Fahey, directeur des affaires publiques au CUSM.

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