Hypothèques légales

Vincent Chiara réagit

Première publication 9 janvier 2013 à 18h14
Par Félix Séguin | TVA Nouvelles

Vincent Chiara accorde à TVA Nouvelles l'une de ses toutes premières entrevues. Le président du Groupe Mach est l'un des hommes les plus influents dans le domaine de l'immobilier commercial dans la métropole.

Le 4 janvier dernier, TVA diffusait un reportage sur trois hypothèques légales, enregistrées par trois compagnies de construction, sur trois bâtiments différents. Les compagnies s'assuraient ainsi d'être payées pour des travaux effectués. Les trois compagnies sont Pomerleau, Germano et Triad.

Le premier bâtiment est situé juste à côté de l'Hôpital général, sur l'avenue Cedar, à Montréal. C'est cette fameuse structure non achevée qui est devenue financièrement lourde à supporter pour le CUSM.

Le deuxième bâtiment visé est à Dollard-Des Ormeaux, sur le boulevard des Sources; le troisième à Delson, sur la Rive-Sud. Sur les documents légaux qui accompagnaient l'enregistrement de ces hypothèques, le nom de compagnie lié à l'homme d'affaires y figurait.

Ce que ces documents légaux ne disent pas, c'est que, dans le cas du bâtiment de la l'avenue Cedar, Vincent Chiara n'est propriétaire que du fond de terrain et non du bâtiment. Il tenait à s'exprimer à ce sujet.

«Puisqu'on est propriétaire du fond de terrain sur lequel les constructions ont été faites, Pomerleau, afin de se protéger, de s'assurer d'être payée par CUSM et Syscor, a publié une hypothèque légale pour les travaux qu'elle avait faits en faveur de l'Hôpital. Et pour se protéger, elle a publié cette hypothèque légale contre l'Hôpital et, comme on est propriétaire du fond de terrain, le lien apparaît sur notre terrain, même si on n'a pas de dette envers la compagnie Pomerleau.»

Dans le cas des deux autres hypothèques légales enregistrées, Vincent Chiara affirme que le dossier est soit déjà réglé ou en voie de l'être. Une hypothèque légale n'est pas une poursuite judiciaire, c'est une manière de s'assurer de pouvoir exercer des recours afin d'être payé.

«Une hypothèque légale, dans ce cas-ci, est une mesure conservatoire, ou les contractants se protègent avant la fin des travaux pour s'assurer qu'à la fin des travaux, ils seront payés.»

Revenons au cas de l'avenue Cedar. TVA Nouvelles a également appris qu'une entente avait été soumise à la compagnie Pomerleau pour payer les travaux effectués. Le montant de cette entente soumise par le CUSM est de 6,9 millions de dollars.

 
 
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