Pointe-Saint-Charles

Des trappeurs piègent trois coyotes en ville

Première publication 5 mars 2013 à 07h30
Des trappeurs piègent trois coyotes en ville
Crédit photo : Agence QMI
Par David Penven | Journal de Montréal

Une entreprise de trappage de La Prairie a vu ses efforts récompensés en piégeant trois coyotes qui erraient non pas dans les champs environnants de la région, mais plutôt sur le site d'entretien de la compagnie Via Rail à Montréal, il y a trois semaines.

Trois coyotes, dont deux femelles et un mâle, ainsi qu'un renard ont été piégés par Yannick Mallette et son père Paul.

«Les coyotes sont de plus en plus nombreux à Montréal. Ce n'est pas un phénomène nouveau, ça fait deux ans qu'on court après eux pour le compte de Via Rail», explique Yannick Mallette, de Maltech Trappage, qui s'adonne au trappage en compagnie de son père Paul depuis une vingtaine d'années.

«On croit que leur présence est due au fait qu'ils se nourrissent dans les poubelles des gares. De gare en gare, il y a une ligne d'odeurs qui se crée et qui guide les coyotes.»

Ainsi, deux femelles âgées entre un et deux ans et un mâle dont l'âge tournerait autour de deux à quatre ans constituent les prises du duo, en plus d'un renard. Un événement qui a couronné des semaines de travail.

De l'Outaouais

Selon le trappeur, les coyotes proviendraient de la région de l'Outaouais et emprunteraient les ponts des voies ferrées pour accéder à l'île de Montréal, les eaux gelées à la hauteur de Sainte-Anne-de-Bellevue ou encore celles du lac Saint-Pierre.

Dans le cas des coyotes neutralisés, des employés les nourrissaient.

«Ces gens-là avaient même surnommé un des coyotes Gringo. Ce sont de bien belles bêtes, mais lorsqu'elles se promènent autour des garderies à Pointe-Saint-Charles, c'est moins drôle», poursuit ce dernier.

Yannick Mallette rappelle pour sa part que les gens surestiment l'agressivité du coyote, qui est dans les faits un animal peureux. Cependant, comme n'importe quelle bête, ses réactions peuvent être parfois imprévisibles.

Collets

Utilisant un enclos qui se trouvait sur le terrain de la compagnie Via Rail, Yannick et son père ont employé de la viande de cerf comme appât. L'opération de trappage a débuté en janvier et des caméras de surveillance ont été placées pour connaître les habitudes des animaux.

«Les coyotes ne viennent pas tout de suite dans l'enclos. Ils vont rôder autour, faire des allers-retours. Une fois qu'ils sont habitués, on installe les collets. Ils s'y prennent et meurent par strangulation, de manière instantanée, sans souffrance. C'est notre but. Le coyote est un animal qu'on ne peut pas capturer et relocaliser ailleurs en raison des cas de rage possibles», mentionne M. Mallette.

«Si on devait relâcher ailleurs un coyote porteur de la rage, on ferait juste déplacer le problème et augmenter la contagion», ajoute-t-il.

 
 
 
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