
![]() |
Agressée grièvement avec une barre de fer par un de ses patients, Louise Marcoux peine à se rétablir physiquement et psychologiquement de cette attaque survenue il y a un mois.
Le 22 janvier, un patient de son unité l'a sauvagement et sournoisement frappée avec une barre de fer arrachée dans une salle de bain de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ).
L'individu l'a attaquée par derrière en traversant des accès normalement verrouillés, alors qu'elle se trouvait au poste des infirmiers. Huit points de suture ont été nécessaires pour soigner sa lésion à la tête.
Les conséquences de sa commotion cérébrale sont toujours importantes. Le son et la lumière lui provoquent des maux de tête répétés. Elle est d'ailleurs forcée de se munir de lunettes de soleil dès qu'elle sort dehors. Parfois confuse, elle souffre d'étourdissements continuels, de pertes de mémoire et de céphalées lors de ses réveils.
L'infirmière se résignera également à rencontrer un neurologue, puisque son psychologue craint qu'elle ne soit forcée d'aller en réadaptation pour lui apprendre à vivre autrement avec le syndrome. La gravité du coup à la tête pourrait avoir affecté ses activités cérébrales.
Photo: Agence QMI
Les effets psychologiques sont toutefois encore plus lourds, à son avis. On lui a confirmé qu'elle souffrait d'un important d'un choc post-traumatique et elle dit être incapable de prendre le dessus sur des craintes qu'elle n'avait pas avant l'attaque.
«Dans la maison, je suis dans ma bulle, ça va. Mais dès que je sors et que je vois des éléments qui me ramènent à cette histoire, ça ne va pas. Tous les jours, je dois me battre. Je veux m'en sortir, mais je ne contrôle rien, a dit celle qui affirmait adorer son travail avant l'incident. Là, j'ai de la difficulté à entrer dans un hôpital et à rencontrer des gens. Je suis méfiante. Ce n'est pas normal, je n'ai jamais été comme ça.»
Mme Marcoux est en arrêt de travail jusqu'au 1er avril, après quoi elle ne sait toujours pas si elle retournera dans le milieu hospitalier. Chose certaine, elle refuse de travailler de nouveau dans le domaine de la santé mentale en raison de l'imprévisibilité des patients.
«Elle ne va pas bien, elle n'est plus la même. Elle a perdu sa confiance.» C'est ce que nous a affirmé Patrick Lebrun, conjoint de Mme Marcoux.
Il se dit attristé par l'épreuve qu'elle doit traverser, surtout car l'agression était évitable, juge-t-il. Il martèle qu'un membre de l'IUSMQ a erré en transférant le patient dans une unité n'offrant pas une surveillance suffisamment étroite. Saluant le mea culpa de la direction de l'Institut, M. Lebrun déplore cependant que sa conjointe ne soit pas informée précisément des suivis de l'enquête interne concernant l'attaque, ni des mesures qui seront prises pour prévenir ce type d'événements.
La direction de l'IUSMQ n'a pas retourné nos appels hier après-midi.
![]() |
Sauvage agression d'une infirmière «Si j'avais été seule, je serais morte» |
![]() |
Agression à l'IUSMQ «Déplorable et exceptionnelle», selon la direction |
|
Procès de l'ex-juge Delisle Une autre personne tenait l'arme |
|
Ville de Québec 77 retraités toujours au travail |
|
Mont Sainte-Anne Une journée de ski à 175 000$ |
|
Logements insalubres La Ville de Québec réclame plus de pouvoir |
|
Coupable d'attentats à la pudeur Jean-Marie Grenier ira finalement en prison |
|
Hommage aux militaires Une Route de la Bravoure, à Québec et Valcartier |