Mort des soeurs Bélanger en Thaïlande

La famille se questionne sur les circonstances de la tragédie

Première publication 17 juin 2012 à 13h21
Mise à jour : 17 juin 2012 à 21h17
Par Jean-Nicolas Blanchet | Agence QMI

Deux jours après leur décès en Thaïlande, la famille des deux sœurs Bélanger est «démolie». Elle indique avoir «beaucoup de misère» à comprendre les circonstances de la tragédie et dit attendre les «vraies nouvelles» d'un représentant de l'ambassade canadienne, qui a débarqué en Thaïlande dimanche.

L'oncle des victimes, Éric Bélanger, a accepté de s'entretenir avec les médias, dimanche, après avoir passé la journée de samedi avec les parents et la sœur aînée de Noémi et Audrey, à Québec.

Atterré, M. Bélanger juge aberrant que tout le monde se soit avancé sur les circonstances et les causes du drame, «alors que personne ne sait vraiment ce qui s'est produit, même pas la famille, personne», a-t-il martelé.

Soulignons que les détails de la tragédie ont circulé à travers le globe avant même que les noms des victimes aient été confirmés à la famille.

Sans nouvelles des deux sœurs depuis mardi, la famille s'en doutait donc fortement lorsque les informations et les images ont commencé à circuler, a confié l'oncle des victimes. Un appel de la famille à l'ambassade, dimanche matin, a permis d'obtenir la confirmation. M. Bélanger précise qu'il trop tôt pour conclure que les deux femmes ont été empoisonnées.

«On doit attendre»

«Je ne lance pas d'hypothèse, je dis qu'on doit attendre des réponses. Là, c'est l'incertitude, on entend toutes sortes d'affaires. Ce sont des pays d'omerta et pour cette île, tout dépendant de ce qui s'est vraiment passé, ça pourrait ne pas être avantageux pour leur image. On va attendre de voir ce que le représentant de l'ambassade va découvrir.»

M. Bélanger indique que la famille reçoit un excellent service de l'ambassade. Le représentant contactera fréquemment les parents des victimes et devrait être en mesure de rapatrier les corps au courant de la semaine, nous a-t-il précisé.

Une première autopsie des dépouilles sera pratiquée à Bangkok, sous peu.

Des questions restent

«Je ne dis pas qu'elles ne se sont pas empoisonnées, je dis qu'il faut attendre, il y a des bouts qu'on ne comprend pas.»

Les deux sœurs se seraient liées d'amitié, au Vietnam, avec deux autres individus avec qui elles ont voyagé lors des jours qui ont précédé leur décès. C'est avec eux qu'elles ont décidé de se rendre sur l'île de Phi Phi. La famille se demande pourquoi ces deux individus ne se sont pas rendu compte que leurs nouvelles amies n'étaient sorties de leur chambre durant deux jours. «Je n'accuse pas ces deux personnes-là, mais ils doivent savoir ce qui s'est passé», ajoute M. Bélanger.

Ce dernier dit aussi se demander pourquoi des traces de vomissures ont été retrouvées partout dans leur chambre, mais qu'aucune des deux femmes n'aient été en mesure de sortir dehors pour demander de l'aide.

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